Le ministère russe de la défense a indiqué que ses forces avaient utilisé le missile hypersonique Orishnik lors d’une attaque de grande envergure contre des cibles ukrainiennes, pour la deuxième fois depuis novembre 2024, considérant cette frappe comme une réponse à une tentative présumée de Kiev de viser la résidence du président Vladimir Poutine à la fin du mois de décembre 2025.
Le ministère a confirmé que le missile avait été lancé depuis le site de Kapustin Yar, près de la mer Caspienne, et qu’il visait des installations de production de drones utilisées dans l’attaque présumée, ainsi que des infrastructures énergétiques soutenant le complexe militaro-industriel ukrainien. Il a indiqué que les cibles avaient été touchées avec précision, d’autres armes terrestres et maritimes à longue portée et des drones ayant été utilisés.
De son côté, l’Ukraine a démenti les accusations russes d’attaque contre la résidence de M. Poutine, les qualifiant de « mensonge ridicule » visant à perturber les négociations de paix. L’armée de l’air ukrainienne a signalé le lancement du missile, des explosions ayant été enregistrées dans la région occidentale de Lviv, où le gouverneur local a fait état d’une frappe sur des infrastructures essentielles, et des rapports non officiels ont suggéré qu’une grande installation souterraine de stockage de gaz avait été touchée.
L’Urichnik est un missile balistique hypersonique à moyenne portée, capable de transporter des ogives nucléaires ou conventionnelles et de se déplacer à plus de 10 fois la vitesse du son, ce qui le rend « inacceptable » selon les précédentes déclarations de M. Poutine, qui a comparé sa puissance destructrice à celle d’une bombe nucléaire, même avec une charge conventionnelle. Personne n’a indiqué l’utilisation d’une ogive nucléaire lors de cette frappe, qui s’est concentrée sur des cibles conventionnelles.
Cette escalade intervient dans un contexte de tensions croissantes, la Russie ayant déployé des systèmes Orishnik au Belarus d’ici à la fin de 2025, renforçant ainsi sa capacité à frapper l’Europe. Certains responsables occidentaux ont exprimé leur scepticisme quant à l’impact du missile sur le champ de bataille, le jugeant peu concluant.