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Le ministère tunisien de l’intérieur a mis l’accent sur une politique de tolérance zéro à l’égard de la mendicité aux abords des mosquées et des zones avoisinantes pendant le mois sacré du ramadan.
Le ministère a indiqué dans un communiqué qu’il avait donné des instructions strictes et claires à toutes les unités de sécurité dans les différentes provinces pour qu’elles interviennent immédiatement et fermement contre toute personne qui pratique la mendicité ou qui mendie à proximité des mosquées, que ce soit pendant les heures de prière ou pendant les heures d’iftar et de taraweeh.
Raisons et justification du resserrement
Le ministère a souligné que cette décision vise à préserver le caractère sacré des mosquées et leur caractère spirituel, et à offrir une atmosphère calme et confortable aux fidèles et à ceux qui observent le mois sacré du Ramadan.
Ce phénomène est devenu une véritable nuisance pour les fidèles de la mosquée, donnant une impression négative du lieu et contredisant les valeurs de solidarité et de compassion que les musulmans sont censés vivre pendant ce mois.
Mécanismes d’application et sanctions
Le ministère de l’Intérieur a expliqué que les unités de sécurité travailleront pour :
- Surveillance permanente et forte présence à proximité de toutes les mosquées importantes et moyennes.
- Intervention immédiate pour prévenir la pratique et arrêter les contrevenants.
- Appliquer strictement la loi sur la lutte contre la mendicité (décret n° 52 de 1993).
Les sanctions vont d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à trois mois à des amendes, avec des peines plus sévères en cas de récidive ou d’exploitation d’enfants.
Un appel à la solidarité plutôt qu’à la mendicité
Le ministère a appelé les citoyens et les fidèles à pratiquer une véritable solidarité sociale :
- Faites vos dons dans les boîtes prévues à cet effet dans les mosquées.
- Soutenir les organisations caritatives agréées.
- Aider les personnes dans le besoin de manière organisée et légitime.
La mendicité n’est pas une solution, a-t-elle souligné, mais contribue plutôt à l’enracinement d’un phénomène négatif qui nuit à la société et à l’image de la religion et de la mosquée.