La récupération des fonds spoliés a été au centre de la rencontre entre le ministre des Affaires étrangères, de la Communauté et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nefti, et la secrétaire d’État française chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger, Eleanor Carlois, jeudi à Tunis.
Selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères, M. Al-Nafti a souligné l’engagement ferme de l’État tunisien à l’égard du droit du peuple à récupérer toutes ses richesses volées, soulignant que ce droit est imprescriptible. Il a appelé à l’intensification de l’action conjointe aux niveaux judiciaire et diplomatique pour poursuivre les auteurs et mener à bien les procédures légales nécessaires.
Le ministre a souligné le rôle stratégique de la communauté tunisienne et de ses compétences résidant en France, la considérant comme un levier essentiel du rayonnement de la Tunisie au-delà de ses frontières, et un acteur central de la dynamique économique et culturelle dans le pays de résidence. Il a insisté sur la nécessité de faciliter la circulation des personnes, des étudiants et des compétences entre les deux rives de la Méditerranée.
Pour sa part, la ministre française a salué l’évolution positive de la coopération bilatérale, soulignant la volonté de Paris de la renforcer sur la base du respect mutuel et de la prise en compte des choix souverains des peuples. Elle a souligné l’attrait croissant de la Tunisie pour les investisseurs français, passant en revue les opportunités disponibles dans plusieurs secteurs et le niveau exceptionnel des compétences tunisiennes.
La réunion a porté sur l’état de la coopération tuniso-française dans divers domaines, de l’économie à la culture, en passant par la recherche scientifique, le tourisme et les affaires consulaires. Les deux parties ont exprimé leur intention d’élever le niveau de partenariat à un niveau supérieur, surtout à l’approche du 70ème anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays.
Les deux parties ont également souligné la dynamique positive des investissements bilatéraux et des échanges commerciaux, notant que depuis 2024, la Tunisie est devenue le premier investisseur africain en France, ce qui reflète la profondeur et l’étendue du partenariat économique entre les deux pays.
En conclusion, les deux parties ont réaffirmé l’importance d’une coordination étroite au sein des organisations internationales, notamment l’Union européenne, l’espace méditerranéen et l’Organisation internationale de la Francophonie, tout en défendant ensemble le droit international et les valeurs universelles, et en explorant de nouvelles formes de coopération scientifique, éducative et économique au service d’un ordre international plus juste et plus stable.