Les États-Unis se préparent à organiser deux cycles de négociations à Genève le 17 février, l’un bilatéral avec l’Iran et l’autre trilatéral avec l’Ukraine et la Russie, a rapporté Reuters, citant une source diplomatique au fait du dossier.
La délégation américaine, qui comprend l’envoyé spécial du président Donald Trump, Steve Witkoff, et son gendre Jared Kushner, rencontrera dans la matinée la partie iranienne en présence de représentants d’Oman, qui joue le rôle de médiateur entre les deux parties, a précisé la source. Dans l’après-midi, la même délégation américaine participera à des discussions trilatérales entre les États-Unis, l’Ukraine et la Russie.
La réunion bilatérale avec Téhéran fait suite à une précédente rencontre tenue le 6 février à Amman, dans un contexte de tensions accrues suite au renforcement de l’armée américaine au Moyen-Orient et aux menaces répétées de M. Trump de recourir à la force militaire contre l’Iran en cas d’échec des négociations. Après avoir rencontré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu le 11 février, M. Trump a réitéré son engagement à poursuivre le dialogue avec l’Iran, soulignant que tout accord doit inclure l’abandon complet de l’enrichissement de l’uranium sur le territoire iranien, a rapporté Axios.
Le président américain a ajouté que Téhéran s’était montré disposé à négocier, mais qu’il n’avait pas encore proposé d’actions concrètes concernant son programme nucléaire. Interrogé sur la possibilité de soutenir un changement de régime en Iran, M. Trump a répondu que « cela semble être la meilleure chose qui puisse arriver ».
Kiev et Moscou ont confirmé hier (13 février) qu’un nouveau cycle de négociations sur l’Ukraine se tiendrait à Genève les 17 et 18 février. Contrairement aux cycles précédents organisés dans les Émirats arabes unis, la délégation russe sera dirigée par Vladimir Medinsky, conseiller présidentiel russe, et non par l’amiral Igor Kostyukov, ancien chef des services de renseignement militaire, qui était en charge de certaines étapes antérieures. M. Medinsky était le principal négociateur de la Russie lors des négociations d’Istanbul.
Ces doubles tournées interviennent à un moment sensible, alors que Washington cherche à progresser sur deux dossiers parallèles : La désescalade des tensions avec l’Iran et la recherche d’une solution politique à la crise ukrainienne, dans un contexte de pression intérieure et internationale croissante sur l’administration Trump pour qu’elle montre des résultats tangibles en matière de politique étrangère.