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OpenAI a lancé un nouvel outil baptisé « ChatGPT Work », qui vise à élargir le rôle de ChatGPT : au-delà de la simple réponse à des questions, il permet désormais d’exécuter des tâches professionnelles en plusieurs étapes de manière plus autonome, tout en donnant accès aux outils et services dont l’utilisateur a besoin dans le cadre de son travail.
Selon les informations publiées, ce produit s’appuie sur des technologies développées à partir de Codex, mais il s’adresse à des catégories d’utilisateurs plus larges, telles que les comptables, les analystes, les spécialistes du marketing et les managers, et non plus uniquement aux programmeurs.
De la conversation à l'assistant personnel numérique
L’idée fondamentale derrière ChatGPT Work est de passer d’un modèle de conversation traditionnel à un assistant capable d’exécuter la tâche dans son intégralité, au lieu de se contenter de fournir des instructions sur la manière de la mener à bien.
Pour ce faire, l’utilisateur peut autoriser l’outil à accéder aux services professionnels qu’il utilise, tels que la messagerie électronique, Slack, Notion, Figma et les agendas.
OpenAI mise sur le fait que cette intégration permettra à l’intelligence artificielle de prendre en charge une plus grande partie des tâches administratives routinières, ainsi que de collecter des informations provenant de sources multiples et de les organiser automatiquement.
Rapports, analyses, gestion des e-mails et des agendas
Parmi les utilisations possibles de l’outil, on peut citer la lecture des discussions sur les canaux professionnels et la transformation des données qui y figurent en graphiques et en analyses, ainsi que la création de rapports et de notes de synthèse, et la compilation d’informations d’entreprise dans des tableaux de bord unifiés.
Il peut également extraire des rendez-vous ou des informations non structurées à partir d’e-mails et les ajouter à l’agenda, ainsi que préparer des résumés périodiques des recherches ou des nouvelles publications relatives à un sujet défini par l’utilisateur.
OpenAI cherche ainsi à transformer ChatGPT en un environnement de travail plus complet, capable de gérer des tâches qui nécessitaient auparavant de passer d’une application à l’autre.
La confidentialité reste le principal défi
L’extension des capacités de l’intelligence artificielle aux e-mails, aux documents et aux données d’entreprise soulève en revanche des questions quant à la protection des informations sensibles.
Andrew Ambrosino, ingénieur chez OpenAI, a souligné le risque de fuite accidentelle d’informations confidentielles, tout en affirmant que l’entreprise s’efforce de rendre l’exécution des tâches plus sûre et plus prévisible.
De même, la gestion des droits de lecture et de modification reste relativement complexe, en particulier lorsqu’il s’agit de fichiers stockés sur différents services cloud.
L’évaluation de la qualité du travail de l’IA : un autre défi
Les outils autonomes sont également confrontés à un problème lié à la mesure de la qualité des résultats. En effet, s’il est relativement facile de tester des logiciels pour vérifier s’ils fonctionnent ou non, l’évaluation d’un rapport commercial, d’une stratégie ou d’une présentation générés par l’IA est plus complexe.
Malgré ces défis, OpenAI parie que les agents d’IA deviendront un élément essentiel de l’environnement de travail quotidien, à mesure que les modèles évoluent et que leur capacité à exécuter de manière autonome des tâches plus complexes s’améliore.
