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La sélection tunisienne traverse une période de tensions entre son sélectionneur, Moïne Chaabani, et certains de ses joueurs, après n'avoir récolté que deux points en deux matchs face à des adversaires à sa portée, alors que les répercussions de la Coupe du monde se font encore sentir et que des rumeurs font état d'un départ imminent du sélectionneur national.
Selon certaines sources, Chaâbani ne maîtriserait plus la situation et perdrait son autorité auprès des joueurs ; il semblerait en effet désorienté et affecté par les événements au point que l’on s’interroge sur sa capacité à poursuivre dans ses fonctions, ce qui s’est traduit par son absence lors du match amical contre le Mali.
Il a évité d’affronter le Mali
Cette décision constitue un précédent, car le fait qu’un sélectionneur de ce niveau demande l’annulation d’un match amical et d’un engagement international laisse transparaître une certaine hésitation et une certaine confusion, et porte atteinte à la réputation de la Fédération tunisienne de football ainsi qu’au football tunisien, dont le prestige a décliné au niveau continental. Selon certaines sources, Chaâbani aurait évité cette rencontre par crainte d’une défaite cuisante, compte tenu de la mauvaise forme de l’équipe.
Une dispute dans les vestiaires
Plusieurs sources fiables ont confirmé que Chaabani s’était disputé avec certains joueurs dans les vestiaires après le match contre le Botswana. Achouri, que l’entraîneur avait complètement écarté, était à la tête des détracteurs : il s’en est pris violemment à Chaabani, aux côtés d’autres joueurs qui ont critiqué ses choix et ses consignes tactiques. Il s’agit d’une véritable crise et d’un moment de tension intense qui pourrait présager une rupture entre les joueurs non alignés ou remplacés et l’entraîneur, qui devra se surpasser pour conserver son poste.
Une division au sein du groupe
La sélection des joueurs reflète les hésitations de Chabani, qui n’a pas donné d’orientation claire à un groupe hétérogène : certains écartés sont revenus, d’autres ont été ignorés, sans qu’il ne parvienne à trouver de solution en deux matchs.
Seul un nombre restreint de joueurs rappelés, tels que Sassi, Aïdoni et Maaloul, soutient encore l’entraîneur, tandis que la majorité de l’effectif, avec à sa tête Achouri, se range dans le camp adverse, ce qui est dangereux pour une équipe nationale.
Certains membres de la fédération estiment que le début des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations a été un échec, et ils ne sont pas satisfaits de la manière dont Al-Shabani gère la sélection des joueurs et les schémas de jeu. Cela intervient à un moment où le nouveau sélectionneur a été imposé par le ministre des Sports, tout comme Rida Al-Jadi, le directeur technique national.
Les joueurs sont tenus pour largement responsables de ce qui s’est passé, mais c’est l’entraîneur national qui reste le premier à devoir rendre des comptes, et c’est lui qui en paie le prix au final, comme c’est le cas partout dans le monde. Moins de trois mois après sa prise de fonction, Moïne Chaabani se retrouve sur un siège précaire, telle est la réalité actuelle de la sélection tunisienne.
