Les prix du pétrole ont fortement augmenté mercredi 11 mars 2026, sous l’effet de la poursuite du conflit au Moyen-Orient qui perturbe le détroit d’Ormuz, principale artère d’exportation des hydrocarbures, où trois navires ont été récemment touchés.
Après avoir chuté mardi suite aux propos apaisants du président Trump et à la possibilité que l’Agence internationale de l’énergie libère des réserves, le Brent a progressé de 5,05 % à 92,23 dollars le baril vers 09h40 GMT.
Parallèlement, le baril américain West Texas Intermediate (WTI) a progressé de 5,91 % à 88,38 dollars, reflétant les inquiétudes du marché quant aux perturbations de l’offre.
Les raisons de cette augmentation rapide
La forte poussée des prix est due à la paralysie de la navigation dans le détroit d’Ormuz, où l’escalade des tensions a conduit les pétroliers à éviter la route, avec la crainte d’une fermeture complète qui pourrait limiter considérablement les flux énergétiques mondiaux.
Cette situation s’inscrit dans le contexte d’attaques continues contre des installations énergétiques et de déclarations optimistes de Washington, ce qui renforce les prévisions d’une volatilité accrue au cours des prochaines semaines.
Les analyses suggèrent que l’extension du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran augmente les risques d’approvisionnement et pourrait faire grimper les prix à des niveaux sans précédent s’il se prolongeait.
Impacts potentiels au niveau mondial
Alors que le Brent dépasse les 90 dollars, les économistes craignent des effets inflationnistes sur les économies dépendantes des importations, en particulier en Europe et en Asie.
Si les turbulences se poursuivent, le baril pourrait atteindre 215 dollars, son niveau le plus élevé depuis des décennies, ce qui menacerait la croissance mondiale et remettrait en cause les stratégies énergétiques à long terme.
L’AIE appelle à une surveillance étroite, avec la volonté de libérer les réserves stratégiques pour stabiliser les prix, mais les tensions géopolitiques restent le facteur dominant.