Le président américain Donald Trump a adressé un avertissement sévère à l’Iran, le menaçant d’une réponse militaire massive s’il tente de perturber le mouvement du pétrole à travers le détroit d’Ormuz, une artère vitale pour l’approvisionnement énergétique mondial.
« Si l’Iran fait quoi que ce soit pour arrêter le flux de pétrole à travers le détroit d’Ormuz, les États-Unis d’Amérique les frapperont vingt fois plus fort qu’ils ne l’ont fait jusqu’à présent. En outre, nous détruirons facilement des cibles qui rendront pratiquement impossible la réapparition de l’Iran en tant que nation – la mort, le feu et la fureur prévaudront », a écrit M. Trump.
Pour le président américain, assurer la sécurité de la navigation dans le détroit est un « cadeau des États-Unis à la Chine et à d’autres pays » qui dépendent de ce détroit pour leurs transports à forte intensité énergétique.
La réponse décisive de l’Iran
Le ministre iranien des affaires étrangères, Abbas Araqchi, a nié toute intention de fermer le détroit, soulignant que Téhéran n’entrave pas la navigation maritime et que les tensions actuelles sont le résultat des « actions agressives d’Israël et des États-Unis ».
« Les retards dans la production et le transport du pétrole ne sont pas causés par nous, mais par les attaques et l’agression d’Israël et des États-Unis. C’est pourquoi les pétroliers et les navires évitent de passer par le détroit d’Ormuz. Les conséquences de cette situation ne nous affectent pas seulement nous, mais toute la région et la communauté internationale », a ajouté M. Araqchi.
Un jour plus tôt, l’Iran avait annoncé qu’il autoriserait le libre passage par le détroit des pays arabes et européens qui « expulseraient » les ambassadeurs de Washington et de Tel-Aviv de leur territoire.
Impacts économiques mondiaux
Les prix du pétrole ont connu récemment une flambée spectaculaire, dépassant les 100 dollars le baril, en raison de la baisse de la production des principaux pays à la suite de la fermeture effective du détroit d’Ormuz.
Les experts avertissent que des perturbations continues de l’approvisionnement au Moyen-Orient pourraient faire grimper les prix à 215 dollars le baril, un niveau jamais atteint depuis 18 ans, menaçant ainsi des économies mondiales entières.
Cette escalade devrait remodeler la carte de l’énergie, les pays cherchant des alternatives à long terme pour ne plus dépendre de ce corridor stratégique.