Les prix du pétrole ont chuté de près de 3 % le lundi 16 mars 2026, après que les navires pétroliers ont traversé le détroit d’Ormuz, alors que les alliés américains ont rejeté l’appel du président Trump à aider à sécuriser le corridor et que l’Agence internationale de l’énergie a suggéré de puiser dans des réserves supplémentaires pour contrôler les coûts du conflit iranien.
Les contrats à terme sur le Brent ont perdu 2,39 dollars, soit 2,8 %, pour atteindre 100,21 dollars le baril à la clôture, tandis que le brut West Texas Intermediate (WTI) a perdu 5,21 dollars, soit 5,3 %, pour atteindre 93,50 dollars, après avoir atteint leurs niveaux les plus élevés depuis 2022 vendredi dernier.
Malgré une hausse globale de plus de 40 % depuis l’attaque israélo-américaine contre l’Iran le 28 février, le déclin est dû aux transits des pétroliers et à la production américaine record, soutenue par les importations vénézuéliennes et la réduction des réserves stratégiques, les contrats WTI d’avril ayant été vendus avant leur expiration le 20 mars.
Réactions et analyses internationales
La responsable de la politique étrangère européenne, Kaija Callas, a rejeté l’extension de la mission maritime ASPIDES à Ormuz, soulignant que les ministres européens des affaires étrangères ne souhaitaient pas d’escalade pour l’instant.
M. Trump a renouvelé son appel aux pays pour qu’ils escortent les pétroliers, critiquant la réticence des alliés, tandis qu’une note de Rystad Energy a signalé une vente du marché sur les rapports de la réussite du transit d’Ormuz.
L’écart de prix entre le Brent et le WTI est attribué à des facteurs internes aux États-Unis, et la volatilité devrait se poursuivre tant que les tensions géopolitiques persisteront dans la région.