Selon les médias, dont Reuters, l’Espagne a décidé de fermer son espace aérien aux avions militaires américains participant aux opérations contre l’Iran, une décision qui reflète le rejet par Madrid de l’escalade militaire.
Selon ces rapports, la décision comprend une interdiction de transit ou d’utilisation de l’espace aérien espagnol par des aéronefs associés à des opérations militaires, à l’exception des seules situations d’urgence.
Cette décision fait suite à une décision antérieure du gouvernement espagnol de rejeter l’utilisation de bases militaires communes sur son territoire pour mener des attaques contre l’Iran, Madrid estimant que les opérations militaires actuelles sont menées unilatéralement et ne sont pas conformes au droit international.
Cette décision posera des problèmes supplémentaires aux opérations militaires américaines, car elle obligera les avions à emprunter d’autres itinéraires pour se rendre au Moyen-Orient, ce qui allongera la durée des vols et compliquera la logistique.
Cette évolution reflète également une divergence dans l’attitude des pays occidentaux à l’égard du conflit, l’Espagne ayant choisi d’adopter une position d’opposition par rapport à certains alliés qui ont offert un soutien plus ou moins important aux États-Unis.
Cette décision intervient à un moment où les tensions régionales s’intensifient, ce qui a des répercussions croissantes sur le trafic aérien mondial, de nombreux vols étant contraints de changer d’itinéraire en raison des risques liés à la sécurité.