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La Tunisie travaille sur un plan ambitieux visant à augmenter le niveau de l’entreprenariat féminin, dans le but d’atteindre une participation féminine de 30 % dans l’entreprenariat d’ici 2035, selon le ministre de la famille, de la femme, de l’enfant et des personnes âgées.
Cette déclaration a été faite lors d’un discours prononcé par le ministre à l’occasion d’une manifestation officielle consacrée à l’examen de la réalité des femmes tunisiennes dans le domaine de l’entrepreneuriat, notant que cet objectif s’inscrit dans le cadre d’une stratégie nationale globale visant à promouvoir l’autonomisation économique des femmes et à consacrer leur rôle actif dans le développement durable.
Réalité et défis actuels
Malgré les progrès réalisés ces dernières années, l’entreprenariat féminin en Tunisie reste en deçà du niveau souhaité, a expliqué le ministre, notant que les femmes tunisiennes représentent aujourd’hui plus de 25% des petites et moyennes entreprises, mais que ce pourcentage reste inférieur à la moyenne des pays voisins et de la région.
Voici quelques-uns des défis qu’elle a dû relever :
- Difficulté d’accès au financement, en particulier dans les premières phases du projet.
- Manque de soutien logistique et de formation pour les femmes à l’intérieur du pays.
- Discrimination indirecte dans certaines opportunités économiques et certains partenariats.
- Le manque de confiance en soi de certains groupes de femmes, qui nécessite des programmes intensifs de motivation et de sensibilisation.
Plan national de promotion de l’esprit d’entreprise chez les femmes
Le ministre a dévoilé les principaux piliers de la stratégie nationale proposée pour atteindre l’objectif de 30 % d’ici 2035 :
- Lancer des programmes de financement à taux réduit dédiés aux entreprises féminines (prêts subventionnés ou sans intérêt dans la phase de démarrage).
- Développer les centres de formation universitaires et régionaux et les pépinières d’entreprises pour mieux répondre aux besoins des femmes entrepreneurs.
- Création d’un fonds national pour soutenir les projets féminins innovants dans les domaines de l’économie verte et numérique.
- Renforcer les partenariats avec le secteur privé et les organisations internationales afin d’offrir aux femmes des possibilités de formation et des réseaux d’affaires.
- Adopter une législation et des amendements juridiques qui facilitent l’accès des femmes aux garanties et au financement bancaire.
Un appel à la solidarité nationale
La ministre a appelé tous les acteurs – gouvernement, secteur privé, organisations de femmes, universités et société civile – à s’engager activement dans cette vision, soulignant que la réalisation de l’objectif de 30 % n’est pas un simple chiffre, mais un investissement stratégique dans le développement économique et social durable de la Tunisie.
Elle a noté que les femmes tunisiennes ont prouvé leur capacité à innover et à être des pionnières dans divers domaines, et que l’État est maintenant tenu de fournir l’environnement approprié pour transformer ces énergies en projets productifs et durables.