A l’approche du mois sacré du Ramadan 2026, les marchés tunisiens sont témoins d’une vague d’augmentation des prix des produits de base qui sont très demandés pendant le mois sacré, ce qui suscite des inquiétudes parmi les familles et place les autorités face à un nouveau défi économique et social.
Les augmentations concernent des produits de base tels que la viande rouge et le poulet, les légumes et les fruits de saison, les huiles végétales et les sucreries traditionnelles, dont certaines ont dépassé de 30 à 50 % les prix de référence d’avant le mois. Les commerçants et les consommateurs attribuent ces hausses à de multiples facteurs : Les coûts élevés du transport et de l’énergie, les pénuries de certains produits locaux en raison des fluctuations de la production agricole, ainsi que le phénomène de spéculation et de monopole dans certains circuits de distribution.
Face à cette situation, l’État agit sur plusieurs fronts pour contenir les hausses et protéger le pouvoir d’achat des citoyens. Le ministère du commerce et du développement des exportations a confirmé qu’il s’employait à renforcer le contrôle des prix et à lutter contre les pratiques illégales en intensifiant les campagnes de surveillance sur les marchés et dans les magasins, et en imposant des sanctions sévères aux contrevenants.
Le gouvernement a également annoncé des mesures proactives :
- Augmenter les stocks de produits de base subventionnés (sucre, huile végétale, lait, semoule, farine) afin de garantir leur disponibilité à des prix abordables.
- activer le mécanisme d’approvisionnement direct du producteur au consommateur dans certaines régions, par le biais de points de vente réguliers et d’initiatives de marchés du Ramadan organisées par les municipalités en coopération avec les autorités régionales.
- Appelant les professionnels et les commerçants à adhérer au contrôle des prix et à éviter les pratiques spéculatives, tout en soulignant le rôle de la transparence dans la stabilisation du marché.
Malgré ces mesures, les citoyens tunisiens éprouvent encore de réelles difficultés à assurer les besoins du mois sacré, notamment en raison de l’érosion du pouvoir d’achat et de l’augmentation du coût de la vie en général. La population réclame de plus en plus l’élargissement de la liste des produits subventionnés, le renforcement du contrôle des intermédiaires et le soutien de la production locale afin de réduire la dépendance à l’égard des importations étrangères.
L’enjeu reste de taille pour que l’Etat parvienne à jouer son rôle de dernier rempart aux hausses débridées, afin que les citoyens puissent accueillir le Ramadan avec une pression financière minimale, dans une atmosphère spirituelle et sociale qui se veut confortable et rassurante.