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Le président américain Donald Trump a déclaré une urgence nationale pour renforcer le blocus économique et commercial et durcir les restrictions imposées à Cuba.
La Maison Blanche a expliqué dans un communiqué officiel que cette décision répondait à ce qu’elle a décrit comme « les menaces permanentes que le gouvernement cubain fait peser sur la sécurité nationale des États-Unis », en référence au soutien de La Havane à des activités que Washington considère comme hostiles dans la région.
Détails des décisions et mécanismes de mise en œuvre
La déclaration de l’état d’urgence permet à l’administration américaine de prendre des mesures extraordinaires sans avoir besoin de l’approbation du Congrès dans la première phase, et les mesures les plus importantes sont attendues :
- Imposer de nouvelles sanctions financières aux entreprises et aux particuliers qui traitent avec l’économie cubaine.
- Interdire toute transaction financière ou commerciale avec des entités cubaines ou des entreprises étrangères collaborant avec elles.
- Renforcer les contrôles sur les transferts financiers et les voyages vers Cuba à partir du territoire américain.
- L’élargissement de la liste des sanctions à l’encontre des fonctionnaires cubains et des entreprises liées aux services militaires et de sécurité.
« Cuba ne recevra aucune facilité tant qu’elle continuera à soutenir le terrorisme et à s’ingérer dans les affaires des pays de la région », a souligné M. Trump dans un tweet publié sur sa plateforme de médias sociaux.
Réaction cubaine et internationale
Pour sa part, le gouvernement cubain a qualifié cette décision d' »escalade dangereuse et injustifiée », affirmant qu’elle s’inscrivait dans le cadre des tentatives de Washington d’étrangler l’économie cubaine et de renverser le régime.
Le ministère cubain des affaires étrangères a souligné dans un communiqué officiel que « les États-Unis poursuivent leur politique illégale de blocus économique, commercial et financier, qui constitue une violation flagrante du droit international ».
De nombreux pays d’Amérique latine et organisations internationales ont également exprimé leur rejet de la décision, arguant qu’elle exacerbe les souffrances du peuple cubain et entrave les efforts de développement sur l’île.
Répercussions économiques potentielles
Le renforcement du blocus devrait :
- rendre plus difficile l’accès de Cuba aux marchés financiers internationaux.
- La baisse des investissements étrangers dans des secteurs vitaux tels que le tourisme et l’énergie.
- Augmentation des prix des produits de base à Cuba en raison des pénuries d’approvisionnement.
Les États-Unis imposent un blocus économique à Cuba depuis plus de six décennies, et les administrations successives ont renforcé les restrictions à différents moments, avec des tentatives limitées d’assouplissement sous l’ancien président Barack Obama.