L’Iran et les États-Unis reprennent les pourparlers à Genève jeudi, en vue de résoudre leurs divergences profondes sur le programme nucléaire iranien et d’éviter toute nouvelle escalade militaire américaine, dans le cadre d’un renforcement à grande échelle dans la région.
Les deux parties ont repris leur dialogue ce mois-ci, dans l’espoir de mettre fin à une crise qui dure depuis des décennies au sujet de l’activité nucléaire de l’Iran, dont Washington et d’autres pays occidentaux estiment qu’elle vise à développer des armes nucléaires, ce que Téhéran nie catégoriquement.
Un responsable américain a déclaré à Reuters que l’envoyé spécial Steve Witkoff et Jared Kushner, le gendre du président Donald Trump, participeront aux négociations indirectes avec le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araqchi, à la suite de discussions antérieures à Genève la semaine dernière, négociées par le ministre des Affaires étrangères d’Oman, Badr al-Busaidi.
Dans son discours devant le Congrès, M. Trump a exposé les raisons d’une éventuelle attaque contre l’Iran, soulignant sa préférence pour une solution diplomatique, mais insistant sur le fait que Téhéran ne devrait pas être autorisé à acquérir une arme nucléaire.
M. Araqchi a déclaré mardi que son pays souhaitait un accord équitable et rapide, mais il a réaffirmé que le droit de Téhéran à la technologie nucléaire pacifique ne serait pas compromis, ajoutant : « Un accord est à portée de main » : « Un accord est à portée de main. Mais seulement si la diplomatie est prioritaire ».
Le chef de l’AIEA, Rafael Grossi, devrait se rendre à Genève pour discuter avec les deux parties, comme il l’a fait la semaine dernière.
Dans le même temps, les États-Unis continuent de mobiliser des forces militaires massives au Moyen-Orient, ce qui fait craindre un conflit plus large dans la région.