Mojtaba Khamenei, le nouveau guide suprême de l’Iran, a souffert d’une blessure mineure mais reste actif dans ses fonctions, a déclaré un responsable iranien à Reuters mercredi (11 mars 2026), sans révéler les détails temporels ou les raisons de son absence sur la scène publique depuis sa nomination.
M. Khamenei, 56 ans, n’est pas apparu en public ni n’a fait de déclarations officielles depuis qu’il a été déclaré successeur de son père, l’ayatollah Ali Khamenei, qui a été tué lors des premières frappes israéliennes et américaines le 28 février, ce qui a donné lieu à de nombreuses spéculations sur son état de santé.
Les médias d’État l’ont décrit comme un « soldat blessé dans la guerre du Ramadan », en référence à un terme iranien désignant les guerriers blessés, et Israël a confirmé qu’il avait reçu une balle dans la jambe le jour de la première attaque.
Contexte des coups et des pertes familiales
Ali Khamenei, ainsi que la mère, l’épouse, la sœur et le fils de Mojtaba, ainsi que des commandants militaires de haut rang, ont été tués lors d’une frappe sur un complexe à Téhéran.
Trois responsables iraniens ont confirmé que le fils était toujours conscient et qu’il se trouvait dans un lieu sûr soumis à des mesures de sécurité strictes, tandis que le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Esmail Baghaei, a refusé de répondre directement aux questions concernant la prise en charge du poste, déclarant : « Ceux qui ont besoin du message l’ont reçu » : « Ceux qui ont besoin du message l’ont reçu. »
Les rapports israéliens indiquent que les services de renseignement ont confirmé sa blessure avant la nomination, ce qui explique son absence sur les photos et les vidéos, bien qu’il continue à gérer les affaires en tant que commandant du Corps des gardiens de la révolution islamique.
Répercussions politiques et militaires
Mujtaba, qui est proche des gardiens de la révolution, est considéré comme un choix de ligne dure pour succéder à son père, dans un contexte de guerre permanente qui a conduit à la destruction du bureau du commandement suprême par des bombes de type « bunker » vendredi.
Téhéran a connu des rassemblements de masse le 9 mars pour le soutenir, mais son absence soulève des questions quant à sa capacité à diriger le pays à travers ce conflit sanglant, d’autant plus que les tensions régionales s’intensifient.
La situation reste ambiguë, les médias gouvernementaux confirmant sa fermeté en tant qu' »héritier du sang des martyrs », tandis qu’Israël et Washington suivent de près son évolution.