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La Fédération écossaise de football a annoncé qu'elle retirait son soutien au président de la Fédération internationale de football (FIFA), Gianni Infantino, affirmant qu'elle ne voterait pas en faveur de sa réélection lors des élections à la présidence de la FIFA prévues en 2027.
Cette décision intervient alors que les critiques à l'encontre d'Infantino s'intensifient, suite à son projet, finalement abandonné, de vendre une partie des droits commerciaux de la Coupe du monde et d'autres activités de la FIFA à des investisseurs du secteur privé.
L'Écosse annonce une perte de confiance
Le directeur général de la Fédération écossaise, Ian Maxwell, a confirmé que la position de son pays s’alignait sur celle de l’Union européenne de football (UEFA), qui a déclaré avoir perdu confiance dans la direction de la FIFA.
M. Maxwell a expliqué que la Fédération écossaise ne pouvait pas déclarer une perte de confiance envers Infantino puis envisager de voter à nouveau pour lui, précisant ainsi sa position avant les élections prévues début 2027.
Il a également appelé à renforcer les mécanismes de contrôle et de gouvernance au sein de la FIFA, afin d’empêcher la concentration de pouvoirs étendus entre les mains du président de la fédération internationale et de garantir une plus grande transparence dans la prise de décision.
Une crise liée à un projet de droits commerciaux
Les pressions sur Infantino se sont intensifiées après la révélation d’un projet visant à créer une société commerciale affiliée à la FIFA et à y attirer des investissements privés en échange d’une part des droits commerciaux liés aux compétitions de la Fédération internationale.
Ce projet a suscité de vives contestations au sein du monde du football international, avant d’être abandonné, alors que plusieurs fédérations réclamaient une révision du mode de gestion de la FIFA et un renforcement de la transparence.
Les fédérations anglaise, galloise et irlandaise, ainsi que celle de Nouvelle-Zélande, avaient déjà retiré leur soutien à Infantino, tandis que les critiques s’intensifiaient également de la part d’un certain nombre de fédérations continentales.
Une division croissante à l’approche des élections de 2027
Malgré une opposition croissante, Infantino conserve le soutien d’autres acteurs, notamment de la Confédération africaine de football (CAF) et de fédérations nationales d’Afrique, du monde arabe et d’Amérique du Sud.
Les prochaines élections présidentielles devraient constituer un tournant décisif pour l’avenir de la direction de la FIFA, d’autant plus que les divergences concernant la gestion de l’institution et ses mécanismes décisionnels ne cessent de s’accentuer.
