Le nombre de cas confirmés d'Ebola en République démocratique du Congo a dépassé les 6 000, dans le cadre de l'une des épidémies les plus graves que le pays ait connues, alors que les autorités mettent en garde contre la poursuite de la propagation de la maladie et la difficulté à l'endiguer.
Selon les données des autorités congolaises, le nombre de cas confirmés s'élève désormais à 6 041, dont 2 911 décès, tandis que le nombre de personnes guéries dépasse les 1 360.
Le virus se propage dans six provinces
La flambée actuelle touche six provinces, les efforts de lutte sanitaire se concentrant tout particulièrement sur l’Ituri, le Nord-Kivu et le Haut-Uélé, des régions qui souffrent également d’instabilité sécuritaire et d’un exode massif de la population.
Au 26 août, l’Organisation mondiale de la santé avait recensé 5 794 cas confirmés et 2 786 décès, soit un taux de létalité de 48,1 %.
L’Organisation a également indiqué que le virus s’était propagé dans 60 zones sanitaires, soulignant que l’épidémie continuait de constituer une urgence de santé publique de portée internationale.
L’épidémie actuelle est liée à la souche rare « Bundibugyo » du virus Ebola, pour laquelle il n’existe à ce jour aucun vaccin ni traitement spécifiquement approuvé, tandis que les essais cliniques se poursuivent pour évaluer les options thérapeutiques et les vaccins potentiels.
Parallèlement, les autorités sanitaires s’efforcent d’intensifier la surveillance, d’isoler les cas et de retracer les contacts, afin de limiter la propagation de l’infection et d’empêcher qu’elle n’atteigne de nouvelles zones.
