Le Pakistan a affirmé qu'il continuerait à s'impliquer dans les efforts visant à instaurer la paix entre les États-Unis et l'Iran, malgré la récente escalade militaire entre les deux parties, et a exprimé son espoir de les voir revenir à la table des négociations.
Le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères, Tahir Andrabi, a déclaré qu’Islamabad suivait de près l’évolution de la situation, soulignant que l’escalade actuelle ne signifiait pas l’échec des efforts de médiation.
Islamabad mise sur la reprise du dialogue
M. Andrabi a expliqué que les conflits armés passent généralement par différentes phases, qui commencent par une escalade, puis peuvent évoluer vers une accalmie et un cessez-le-feu avant de revenir sur la voie des négociations.
Il a affirmé que le Pakistan restait préoccupé par la situation, mais qu’il continuait à œuvrer en faveur d’une issue diplomatique et d’un règlement à long terme.
Il a indiqué que le protocole d’accord d’Islamabad offrait toujours un cadre permettant aux deux parties de renouer le dialogue, y compris dans le cadre de négociations techniques.
Les États-Unis et l’Iran avaient signé par voie électronique, le 18 juin, un protocole d’accord prévoyant la suspension des opérations militaires, la garantie de la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz et la levée du blocus maritime américain contre l’Iran.
Mais ces ententes ont ensuite achoppé en raison de désaccords persistants, avant que le président américain Donald Trump n’annonce, le 8 juillet, que l’accord avait pris fin, parallèlement à la reprise des opérations militaires.
Les déclarations du Pakistan interviennent dans un contexte de nouvelle escalade marquée par des frappes américaines contre des cibles en Iran et une riposte iranienne visant des sites et des navires dans la région, tandis que les efforts diplomatiques se poursuivent pour ramener les deux parties à la table des négociations.
