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Le ministre tunisien de la Santé, Mustapha Ferjani, a affirmé que le système de santé de son pays était désormais prêt à surveiller les situations d’urgence et à y faire face, alors que l’épidémie du virus Ebola de la souche Bundibugyo se poursuit en République démocratique du Congo et que des cas ont été signalés au Kenya et au Nigeria.
Cette déclaration a été faite lors d’une réunion ministérielle virtuelle extraordinaire organisée par les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique) le mercredi 28 octobre 2026, que les participants ont consacrée au suivi de l’évolution de l’épidémie et au renforcement de la coopération sanitaire entre les pays du continent.
La surveillance et la coordination au cœur de la réponse
La réunion a abordé trois priorités : le développement de la surveillance épidémiologique et des mécanismes d’alerte précoce, le renforcement des mesures de prévention pour limiter la transmission transfrontalière de l’infection, et l’accélération de la réponse sanitaire grâce à une meilleure coordination entre les États.
Selon un communiqué du ministère tunisien de la Santé, M. Farjani a confirmé que le système national était prêt à assurer la surveillance et à faire face aux urgences sanitaires. La Tunisie a également réaffirmé son engagement en faveur de la coopération africaine pour protéger les populations et endiguer la propagation de l’épidémie.
Les autorités sanitaires tunisiennes avaient activé le protocole de surveillance et de prévention du virus Ebola en mai dernier, à la suite de l’alerte internationale lancée par l’Organisation mondiale de la santé. Aucun cas n’a été recensé en Tunisie, mais les responsables ont confirmé le renforcement des mécanismes de surveillance et de dépistage, notamment aux postes-frontières et dans les circuits de détection des cas suspects.
Les mesures adoptées comprennent le contrôle des voyageurs en provenance des zones touchées par l’épidémie, la détection rapide des symptômes suspects, notamment la fièvre, et l’isolement immédiat des cas à risque.
Une épidémie qui touche plusieurs pays africains
La situation reste préoccupante en République démocratique du Congo, où la transmission du virus Bondibougou se poursuit. Selon le bilan de l’Organisation mondiale de la santé mis à jour au 20 octobre, le pays a enregistré 9 704 cas confirmés et 4 687 décès dans huit provinces.
Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies a signalé des cas au Kenya et au Nigeria liés à des déplacements en provenance de zones épidémiques. Au Kenya, le nombre de cas s’élevait à neuf au 22 octobre, dont un décès selon le bilan du Centre à cette date ; quant au Nigeria, un cas a été confirmé le 20 octobre chez une personne en provenance d’Ouganda, et les autorités sanitaires poursuivaient leurs enquêtes et le traçage des contacts.
Ces chiffres reflètent les bilans disponibles à des dates précises et sont susceptibles d’évoluer à mesure que de nouvelles données épidémiologiques sont communiquées.
Une souche différente des virus Ebola connus
Le virus Bondibougou est une souche distincte du virus Ebola Zaïre, responsable de plusieurs épidémies majeures par le passé. Il s’agit d’une distinction importante sur le plan sanitaire, car les vaccins homologués contre la souche Zaïre n’offrent pas de protection avérée contre le virus Bondibougou.
Dans ce contexte, la surveillance des cas suspects, l’identification rapide des personnes infectées, le suivi de leurs contacts et la mise en œuvre de mesures de prévention restent essentiels pour limiter les chaînes de transmission.
