L’association TUNSEA pour les sciences participatives a démenti, dimanche, que les crevettes actuellement vendues en Tunisie constituent un danger pour la santé humaine au seul motif que certaines espèces ne sont pas indigènes, soulignant que cette affirmation s’applique également aux espèces introduites qui cohabitent avec les espèces indigènes dans les eaux tunisiennes.
Dans un communiqué, l’association a précisé que les rumeurs qui se sont répandues sur les réseaux sociaux concernant l’origine des quantités récemment mises sur le marché ne reposaient sur aucune preuve scientifique ni sur des analyses de laboratoire fiables. Parmi ces allégations, certaines établissaient un lien entre ces quantités et l’aquaculture, l’arrivée de navires étrangers ou une éventuelle contamination radioactive.
Ces précisions interviennent après le début de la saison de pêche à la crevette dans le golfe de Gabès, le 16 octobre, qui a été marquée par une offre abondante et une baisse des prix, notamment à Sfax et dans les régions du sud, ce qui a suscité des interrogations chez les consommateurs quant à l’origine et à la sécurité du produit.
L’association a précisé que les eaux tunisiennes abritent des espèces locales et d’autres introduites qui se sont acclimatées au milieu marin, notamment la crevette blanche et la crevette rose. Elle a souligné que le terme « introduite » se rapporte à l’origine de l’espèce et à sa présence en dehors de son habitat naturel, et ne signifie pas nécessairement qu’elle soit toxique ou impropre à la consommation.
L’association a appelé à vérifier les informations diffusées sur les plateformes numériques avant de les republier. Elle a également insisté sur la nécessité de respecter les règles de sécurité alimentaire, notamment le maintien de la chaîne du froid de la pêche à la vente, ainsi que le respect des conditions d’hygiène, de transport, de stockage et de contrôle sanitaire.
