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Dans une démarche inattendue, la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a explicitement invité, dans une lettre conciliante publiée dimanche soir, le président américain Donald Trump à entamer une nouvelle page de coopération et de relations respectueuses.
Cette déclaration marque un changement radical dans le ton officiel, surtout après une série de discours très défiants à l’égard de l’administration Trump au cours du week-end. Les mots de Rodríguez en anglais via Instagram reflètent ce changement radical, en écrivant : « Nous invitons le gouvernement américain à collaborer avec nous dans le cadre d’un programme de coopération orienté vers le codéveloppement dans le cadre du droit international afin de promouvoir une coexistence sociétale durable. »
Ce message est considéré comme une réponse directe aux avertissements de Trump selon lesquels le pays paiera un lourd tribut s’il ne répond pas aux exigences américaines.
Le statut du gouvernement intérimaire et le sort de Maduro
Un haut fonctionnaire vénézuélien a déclaré que le gouvernement restait uni derrière le président Nicolas Maduro. La nouvelle de l’arrestation de M. Maduro par les forces américaines a créé une incertitude quant à l’avenir de ce pays d’Amérique du Sud riche en pétrole.
Maduro se trouve actuellement dans un centre de détention à New York, où il devrait comparaître lundi devant un tribunal pour faire face à des accusations liées à la drogue, sur l’ordre direct du président américain Donald Trump de l’évincer. Malgré cela, les hauts responsables du gouvernement de Maduro restent aux commandes à Caracas, décrivant l’arrestation de lui et de son épouse Celia Flores comme un « enlèvement ».
Renforcer la légitimité et l’unité interne
Dans la première réaction officielle du pays, le ministre de l’intérieur, Diosdado Cabello, a diffusé un enregistrement audio par l’intermédiaire du parti socialiste uni au pouvoir, appelant au calme et soulignant la cohésion du front intérieur : « Ici, l’unité de la force révolutionnaire est pleinement garantie, et il n’y a qu’un seul président nommé Nicolás Maduro Moros. Personne ne doit être la proie des provocations de l’ennemi ».
Le choc de l’arrestation et la mobilisation de l’armée
L’image de Maduro, 63 ans, menotté et les yeux bandés alors qu’il était transporté aux États-Unis a choqué la rue vénézuélienne. L’opération de Washington est l’une des interventions les plus audacieuses et les plus controversées en Amérique latine depuis l’invasion du Panama il y a 37 ans.
Le ministre de la défense, le général Vladimir Padrino, a déclaré à la télévision publique que l’attaque américaine avait fait des victimes parmi les soldats et les civils et que le « grand groupe » de gardes de M. Maduro avait été liquidé « de sang-froid », sans donner plus de détails. M. Padrino a souligné que les forces armées vénézuéliennes étaient en état d’alerte pour défendre la souveraineté nationale.