La Société nationale d’exploitation et de distribution de l’eau a annoncé des résultats « encourageants » dans le projet de réduction du gaspillage de l’eau potable dans la région du Grand Sfax, un projet lancé en 2024 en collaboration avec l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), à la lumière des défis liés à la rareté des ressources en eau en Tunisie.
Des objectifs dépassés
Lors du symposium de clôture du projet, les données ont révélé que les résultats dépassaient les attentes pour 2025, avec 180 kilomètres de réseau d’eau inspectés, alors que l’objectif initial était de 100 kilomètres.
La zone pilote de Sfax a également enregistré une baisse significative des pertes d’eau, de 50 % à 26 %, reflétant l’efficacité des solutions techniques adoptées et le développement des capacités des équipes techniques en matière de détection des fuites et d’amélioration de la performance du réseau.
Nouvel objectif de réduction des déchets
Les participants au séminaire, auquel assistaient l’ambassadeur du Japon en Tunisie Saito Jun, le directeur général de la Sounad Abdelhamid Menji et des représentants du ministère de l’agriculture, ont souligné que le prochain objectif est de réduire le taux de perte à moins de 20 pour cent.
L’entreprise cherche à capitaliser sur l’expérience japonaise, notamment sur le modèle de Fukuoka, qui a réussi à réduire le gaspillage à moins de 5 %, une référence mondiale en matière de gestion des réseaux d’eau.
Importance stratégique du projet
Cette initiative est particulièrement importante, surtout après que l’usine de dessalement d’eau de mer de Sfax sera opérationnelle en octobre 2024, grâce à un financement japonais, car le projet vise à protéger les ressources en eau et à optimiser leur utilisation en réduisant les fuites et en améliorant l’efficacité des réseaux.
Un partenariat permanent pour protéger les ressources
Les intervenants ont souligné que la préservation de l’eau est une responsabilité collective qui nécessite de renforcer davantage la coopération tuniso-japonaise, de moderniser l’infrastructure et de diffuser les expériences réussies dans le reste du pays afin d’assurer la pérennité de cette ressource vitale.