La Tunisie a renforcé sa place sur la carte du patrimoine mondial, après l’inscription officielle du village de Sidi Bou Saïd sur la liste du patrimoine mondial de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).
La décision d’inscription a été prise le samedi 25 juillet 2026, lors de la 48e session du Comité du patrimoine mondial, qui s’est tenue à Busan, en Corée du Sud. Le nombre de sites tunisiens inscrits sur la liste s’élève ainsi à dix.
Selon les données publiées, la Tunisie est désormais le premier pays arabe à compter dix sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial, devançant ainsi le Maroc, qui en compte neuf, tandis que la liste comprend d’autres sites situés en Arabie saoudite, en Algérie, en Égypte, en Jordanie et au Liban.
L’inscription de Sidi Bou Saïd est intervenue moins de trois ans après celle de l’île de Djerba, en septembre 2023, sous le titre « Témoignage d’un mode de peuplement dans la région de Djerba », ce qui témoigne de l’accélération des efforts déployés par la Tunisie pour faire connaître son patrimoine culturel et historique à l’échelle internationale.
L’UNESCO a décrit Sidi Bou Saïd comme un village méditerranéen traditionnel qui se distingue par son intégration dans un cadre naturel surplombant la mer, et par son implantation autour du mausolée du saint soufi Sidi Abou Saïd al-Baji, tout en ayant su préserver une partie importante de son tissu urbain et architectural.
Le site a été inscrit au titre du troisième critère culturel ; la superficie de la zone classée s’élève à 76,54 hectares, à laquelle s’ajoute une zone tampon s’étendant sur 84,44 hectares.
Sidi Bou Saïd est réputée pour ses bâtiments blancs, ses portes et fenêtres bleues ainsi que ses ruelles pavées, sans oublier son emplacement sur les hauteurs surplombant la baie de Tunis, ce qui en fait l’une des destinations culturelles et touristiques les plus prisées du pays.
La liste du patrimoine mondial en Tunisie comprend également la ville antique de Tunis, le site archéologique de Carthage, l’amphithéâtre de El Jem, le parc national d’Ichkel, la ville punique de Kerkouane et son cimetière, Kairouan, la ville antique de Sousse, Daqqa et l’île de Djerba.
Ces sites couvrent plus de trois mille ans d’histoire et comprennent des vestiges puniques, romains et islamiques, ainsi que des sites naturels et des exemples d’architecture qui reflètent la diversité des civilisations qui se sont succédé en Tunisie.
L’inscription de Sidi Bou Saïd ne se limite pas à une reconnaissance culturelle ; elle peut en effet contribuer à renforcer l’attrait du tourisme culturel, à soutenir les programmes de protection et de restauration, et à élargir la coopération technique et scientifique avec l’UNESCO et les institutions internationales compétentes.
Ce classement confère aux autorités tunisiennes une responsabilité supplémentaire, qui consiste à protéger le caractère architectural du village et à gérer les activités touristiques et d’urbanisme de manière à préserver la valeur exceptionnelle sur laquelle s’est fondée la décision d’inscription.
