La Tunisie s'est classée dixième dans le premier indice africain de gouvernance de l'intelligence artificielle pour l'année 2026, après avoir obtenu 2,12 points sur 4, ce qui la place parmi les dix meilleurs pays du continent en matière de politiques et de cadres institutionnels liés à l’intelligence artificielle.
Cet indice couvre les 55 États membres de l’Union africaine et s’appuie sur 80 indicateurs répartis en huit axes, parmi lesquels les politiques publiques, les cadres réglementaires, les capacités institutionnelles, l’éthique, les infrastructures et le développement des talents.
Le Rwanda en tête et la Tunisie confrontée au défi de la fuite des cerveaux
Le Rwanda arrive en tête du classement africain avec un score de 3,25 points, suivi du Nigeria avec 2,81, puis du Bénin avec 2,58. Le Kenya arrive en quatrième position, suivi du Maroc, de l’Égypte, de l’Éthiopie, du Ghana et de Maurice, devant la Tunisie qui occupe la dixième place.
La Tunisie a enregistré un résultat relativement solide en matière de promotion des politiques publiques liées à l’intelligence artificielle, avec 75 points sur 100.
Le pays compte également six programmes de formation spécialisés dans l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique, et diplôme chaque année environ 20 000 étudiants dans les domaines des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques.
On estime à environ 3 000 le nombre de développeurs spécialisés dans l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique en Tunisie, auxquels s’ajoutent 25 start-ups spécialisées, tandis que le nombre de travaux de recherche scientifique dans ce domaine avoisine les 900 publications.
La Tunisie consacre environ 0,6 % de son produit intérieur brut à la recherche et au développement, tandis que les subventions liées à l’intelligence artificielle sont estimées à environ 8 millions de dollars.
Toutefois, l’indice a mis en garde contre un risque élevé de fuite des cerveaux, la Tunisie ayant obtenu un score de 63 sur 100 à cet égard, ce qui pourrait constituer un défi pour la poursuite de la croissance du secteur et la préservation des compétences locales.
