Les cours du pétrole ont augmenté mercredi 5 août 2026, après l'annonce par le groupe yéménite des Houthis d'une attaque contre un pétrolier saoudien dans la mer Rouge, ce qui a ravivé les craintes concernant la sécurité de l'approvisionnement et le trafic maritime dans la région.
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 1,51 dollar, soit 1,9 %, pour atteindre 80,87 dollars le baril à 11 h 23 GMT. Le brut américain West Texas Intermediate (WTI) a quant à lui progressé de 90 cents, soit 1,19 %, pour s’établir à 76,67 dollars le baril.
Cette hausse fait suite à l’annonce par les Houthis d’une attaque à la roquette contre un pétrolier saoudien au large du port de Yanbu, l’un des principaux ports utilisés pour l’exportation du brut saoudien. Les autorités saoudiennes n’ont pas immédiatement commenté cette attaque.
Giovanni Stonovo, analyste des matières premières chez UBS, a déclaré que la nouvelle de cette attaque était le facteur direct à l’origine de la hausse des prix, après avoir tempéré l’optimisme des investisseurs quant à un éventuel apaisement des tensions au Moyen-Orient.
Le pétrole avait enregistré de fortes baisses lors des deux séances précédentes, le Brent ayant reculé d’environ 5 % mardi et clôturé sous la barre des 80 dollars le baril pour la première fois depuis le 13 juillet. Cette baisse est survenue après l’annonce par le Qatar de progrès dans les efforts de médiation visant à mettre fin au conflit avec l’Iran.
Téhéran a toutefois démenti l’existence de pourparlers de paix en cours, contrairement aux déclarations du président américain Donald Trump, ce qui a maintenu un climat d’incertitude sur les marchés de l’énergie.
Les fluctuations des cours du pétrole sont également liées à l’avenir de la navigation dans le détroit d’Ormuz, par lequel transitaient, avant le déclenchement de la guerre, environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié échangés à l’échelle mondiale.
Les investisseurs suivent de près le différend concernant la revendication de l’Iran de jouer un rôle dans la surveillance de ce passage maritime, alors que les États-Unis tiennent à la liberté de navigation et refusent d’accorder à Téhéran le contrôle du trafic maritime.
En ce qui concerne les stocks américains, les données préliminaires de l’Institut américain du pétrole ont montré une hausse des stocks de brut d’environ 2,7 millions de barils au cours de la semaine s’achevant le 31 juillet, tandis que les stocks d’essence ont augmenté et que ceux de produits de distillation ont diminué.
Par ailleurs, la Chine a autorisé les raffineries à augmenter leurs exportations de produits pétroliers raffinés au mois d’août, pour le deuxième mois consécutif, une mesure susceptible de contribuer à accroître l’offre disponible sur les marchés internationaux.
Les cours du pétrole restent fortement influencés par les développements militaires et politiques au Moyen-Orient, en particulier par tout événement menaçant les voies maritimes ou les installations et ports d’exportation d’énergie.
