L’or et l’argent ont repris leur élan après une chute brutale de deux jours qui a choqué les marchés mondiaux à la fin du mois de janvier. Le prix de l’or au comptant a augmenté de 4,2 % pour atteindre 4855 dollars l’once, tandis que l’once d’argent a fait un bond de 8,1 % pour repasser au-dessus de 85 dollars.
Comme le rapporte Bloomberg, les fortes baisses de prix enregistrées vendredi et lundi ont été le résultat d’un rebond du dollar américain et de la nomination de Kevin Warsh à la présidence de la Réserve fédérale, qui a apaisé les craintes des investisseurs quant à une pression politique directe sur la politique monétaire. Toutefois, la demande physique d’or reste très forte, en particulier en Chine où les investisseurs se précipitent pour acheter des lingots et des bijoux en prévision du Nouvel An lunaire. Les principales banques d’État chinoises ont commencé à renforcer les contrôles sur les investissements en or afin de contrer l’extrême volatilité du marché.
Le krach n’était qu’une correction temporaire
La plupart des analystes s’accordent à dire que la récente chute brutale était une correction naturelle pour un marché qui avait atteint des niveaux trop optimistes. Ahmad Asiri, stratège de marché chez Pepperstone Group, a déclaré que les fondamentaux qui soutiennent l’or restent solides, notamment les tensions géopolitiques persistantes et la perte de confiance dans les monnaies fiduciaires.
La Deutsche Bank a réitéré ses perspectives haussières, réaffirmant que le prix de l’or pourrait atteindre 6 000 dollars l’once en 2026, arguant que la correction actuelle ne modifie pas la tendance haussière à long terme.
Garfield Reynolds, responsable de MLIV Asia, a également noté que « les forces motrices à l’origine de la hausse qui dure depuis des années sont toujours bien présentes et que le bref effondrement n’était qu’une ventilation nécessaire du marché ».
Sensibilité du marché aux nouvelles géopolitiques
Le marché reste très sensible à l’évolution de la situation au Moyen-Orient. Une percée diplomatique dans les négociations entre les États-Unis et l’Iran pourrait temporairement freiner la demande d’or comme valeur refuge, tandis qu’une nouvelle escalade militaire ferait rapidement remonter les prix.