L’économiste et professeur d’université Reda Chakandali a estimé qu’un citoyen tunisien a aujourd’hui besoin d’un revenu mensuel d’au moins 4 200 dinars pour s’assurer des conditions de vie décentes, compte tenu de la hausse continue du coût de la vie et de la baisse du pouvoir d’achat.
Ce chiffre intervient au moment où certaines études indiquent que le coût réel de la vie peut avoisiner les 5500 dinars par mois, révélant un écart manifeste entre les revenus réels des familles et les dépenses nécessaires à la vie quotidienne, a indiqué Shkandali dans une déclaration à la radio Johara FM aujourd’hui, mardi 9 juin 2026.
Selon l’économiste, les pressions financières subies par les Tunisiens sont liées à l’évolution des indicateurs économiques au cours de la période récente, notamment la résurgence de l’inflation, qui a atteint 5,5 %, sous l’effet de l’augmentation des prix de l’énergie et de la hausse des coûts de production.
Il a également mis en garde contre les répercussions de cette situation sur différents groupes sociaux, notant que le pouvoir d’achat a diminué d’environ 25 % au cours des trois dernières années.
Cette dégradation n’est plus limitée aux groupes à faibles revenus, a-t-il dit, mais touche également la classe moyenne, en particulier la catégorie socioprofessionnelle A1, qui rencontre des difficultés croissantes face à la hausse des prix et du coût de la vie.
Ces estimations reflètent l’ampleur de la pression économique subie par les familles tunisiennes, compte tenu de l’écart croissant entre les salaires et les besoins de la vie quotidienne, faisant de la question du pouvoir d’achat l’un des problèmes socio-économiques les plus importants du pays.
