Le nombre de biens tunisiens inscrits sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO a atteint dix, après l’inscription de « Arabian Kohl » le jeudi 11 décembre 2025 lors de la 20ème session du Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel à New Delhi (Inde), aux côtés de la Syrie, de l’Irak, de la Jordanie, de la Libye, d’Oman, de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis (EAU).
Cette nouvelle étape est l’aboutissement des efforts de préservation du folklore tunisien et renforce la position de la Tunisie comme l’un des pays les plus actifs dans la documentation de son patrimoine immatériel.
Dix trésors tunisiens sur la liste de l’UNESCO
- Arabe Kohl (Fichier commun arabe – 2025)
- Le henné : Rituels, esthétique et pratiques sociales (Fichier arabe – 2024)
- Les arts de la scène des sectes Gbontan (dossier tunisien – 2024)
- Arts, compétences et pratiques de la gravure sur métal (or, argent et cuivre) (Arabic File – 2023)
- Harissa : Connaissances, compétences et pratiques (Dossier tunisien – 2022)
- La calligraphie arabe : Connaissances, compétences et pratiques (Fichier arabe – 2021)
- Pêche d’honneur dans les îles Kerkennah (dossier tunisien – 2020)
- Connaissances, compétences et pratiques associées à la production et à la consommation de couscous (Profil du Maghreb – 2020)
- Connaissance du palmier dattier (profil arabe – 2019)
- Compétences en poterie à Sajnan (dossier tunisien – 2018)
Le khôl arabe : Un symbole de beauté, d’identité et de thérapie
Le khôl est une fine poudre noire utilisée comme eye-liner par les femmes et les hommes, non seulement à des fins cosmétiques, mais aussi pour protéger les yeux du vent, du sable et du soleil. Il est fabriqué à partir de matériaux naturels qui varient en fonction de l’environnement local. Il est souvent fabriqué par les femmes à la maison ou lors de réunions familiales, qui transmettent leur savoir à leurs filles et petites-filles.
Le kohl est conservé dans des récipients décoratifs appelés « makahla », souvent transmis comme un souvenir de famille. Il est transmis par le biais d’histoires orales, d’événements communautaires, d’écoles et d’institutions culturelles. C’est un symbole de l’identité de la communauté, un élément essentiel des soins de beauté quotidiens et, dans certaines traditions, un remède physique et spirituel.
En Tunisie, il est connu sous le nom de « vinaigre arabe » ou « vinaigre » et constitue une expression forte de la féminité, en particulier dans les sociétés où le visage est couvert et où seuls les yeux sont visibles.