Les prix de la viande rouge en Tunisie ont connu une hausse sans précédent au cours des dernières semaines, le prix d’un kilogramme dépassant 60 dinars dans certaines régions, a déclaré le député Lotfi Riahi dans un communiqué remarquable.
M. Riahi a expliqué que cette forte hausse s’explique par la baisse du pouvoir d’achat des citoyens, notant que la viande rouge est devenue presque inexistante sur les tables de nombreuses familles tunisiennes, en particulier à l’approche du Ramadan, lorsque la demande augmente de façon spectaculaire.
Le député a attribué la principale raison de cette surévaluation à un certain nombre de facteurs interdépendants, notamment :
- Augmentation rapide des coûts de production et d’alimentation.
- La production locale a diminué en raison des prix élevés des aliments pour animaux et du manque de ressources en eau.
- Faible surveillance du marché et manipulation des prix par certains opérateurs.
- Dépendance continue à l’égard des importations étrangères compte tenu des fluctuations des taux de change et des coûts douaniers élevés.
M. Riahi a averti que la poursuite de cette situation pourrait conduire à une véritable crise alimentaire, en particulier à la lumière de la pression que subissent les consommateurs tunisiens depuis de nombreux mois, appelant les autorités responsables à prendre des mesures urgentes et efficaces pour contrôler les prix et soutenir les produits locaux.
Il a souligné la nécessité d’activer le rôle du contrôle économique et d’intensifier les campagnes d’inspection, ainsi que de soutenir les éleveurs en leur fournissant des aliments subventionnés et en facilitant les procédures administratives afin de promouvoir la production nationale.
Cette augmentation intervient à un moment où les familles tunisiennes subissent une pression croissante, la viande rouge étant devenue un produit de luxe hors de portée d’une grande partie des citoyens, ce qui soulève de sérieuses questions quant à la capacité de l’État à garantir la sécurité alimentaire à la lumière des défis économiques et climatiques actuels.