L’équipage de la mission Artemis 2 de la NASA se prépare à mettre un terme à son voyage historique autour de la Lune, le moment de la rentrée atmosphérique, décrite comme une « boule de feu », approchant à grands pas.
Lors de leur première conférence de presse depuis l’espace, les quatre astronautes ont fait part de leurs sentiments après ce voyage sans précédent, qui a fait d’eux les hommes les plus éloignés de l’espace, puisqu’ils ont fait le tour de la face cachée de la Lune.
La mission a été lancée la semaine dernière depuis la Floride à bord de la capsule Orion, et l’équipage devrait atterrir au large de la Californie du Sud vendredi soir, après un voyage de plusieurs jours.
Lors de leur retour, les astronautes seront confrontés à l’une des phases les plus dangereuses de la mission, car la capsule atteindra une vitesse d’environ 23 839 miles par heure (plus de 38 000 kilomètres par heure) en entrant dans l’atmosphère, exposant le bouclier thermique à d’énormes contraintes de frottement.
L’astronaute Victor Glover a expliqué qu’il pensait à ce moment depuis qu’il avait été affecté à la mission, notant que l’expérience était pleine de moments extraordinaires qu’il n’avait pas encore pleinement saisis.
Ajouté : « Il y a encore beaucoup d’images et d’histoires que nous n’avons pas encore partagées… Nous n’avons même pas commencé à digérer ce que nous avons vécu. Nous avons encore deux jours devant nous, et traverser l’atmosphère à bord d’une boule de feu est une expérience profonde en soi. »
La phase de rentrée dans l’atmosphère est l’une des phases les plus dangereuses des vols spatiaux, au cours de laquelle les systèmes de protection thermique du vaisseau spatial sont soumis à des températures élevées dues au frottement avec l’atmosphère.
Le succès de cette mission marque une étape importante dans le programme Artemis, qui vise à ramener des humains sur la Lune en préparation de futures missions plus profondes dans l’espace, y compris des voyages vers Mars.