Les cours du pétrole ont progressé mercredi, portés par des craintes croissantes concernant l'approvisionnement en provenance du Moyen-Orient, alors que les espoirs d'un accord entre les États-Unis et l'Iran s'amenuisent et que les tensions persistent dans les voies maritimes stratégiques.
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé d'environ 0,84 % à 89,66 dollars le baril, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) américain a gagné 0,87 % à 83,92 dollars.
Lors de la séance précédente, ces deux bruts avaient enregistré leurs plus hauts niveaux de clôture depuis le 31 juillet, après avoir progressé de plus d’un dollar le baril.
Les tensions entre Washington et Téhéran soutiennent les cours
Ces nouveaux gains interviennent alors que les espoirs de voir aboutir un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran se sont amenuisés.
L’incertitude s’est accrue après que le président américain Donald Trump a formulé de nouvelles exigences à l’égard de Téhéran, alors que l’Iran a affirmé que le détroit d’Ormuz resterait fermé à moins que Washington n’accepte ses conditions pour mettre fin à la guerre.
Par ailleurs, des attaques distinctes contre des navires dans le détroit d’Ormuz et le détroit de Bab-el-Mandeb ont renforcé les craintes concernant la sécurité du trafic maritime et l’approvisionnement en pétrole en provenance du Moyen-Orient.
Le nombre de navires ayant traversé le détroit d’Ormuz est tombé à seulement huit mardi, soit son plus bas niveau en une semaine, contre environ 125 à 140 navires par jour avant le début du conflit.
Les stocks de pétrole américains limitent la hausse des cours
En revanche, la hausse des prix a subi certaines pressions en raison de données indiquant une forte augmentation des stocks de brut américains.
Des données préliminaires ont montré que les stocks de pétrole brut avaient augmenté d’environ 9,1 millions de barils au cours de la semaine s’achevant le 7 août.
Dans le même temps, les stocks d’essence ont reculé d’environ 1,5 million de barils, tandis que ceux des produits de distillation ont baissé d’environ 596 000 barils.
Les marchés attendent la publication des données officielles de l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA), car une hausse des stocks, si elle se confirme, pourrait apaiser les craintes liées à une pénurie d’approvisionnement.
Les cours du pétrole restent extrêmement sensibles à toute nouvelle évolution des relations entre les États-Unis et l’Iran ou à la circulation maritime dans le détroit d’Ormuz, qui constitue l’une des principales voies maritimes pour le transport mondial d’énergie.
