À compter du lundi 7 septembre 2026, une nouvelle modification entrera en vigueur dans l'application du système européen d'entrée et de sortie (EES), qui concerne les voyageurs originaires de pays non membres de l'Union européenne, parmi lesquels les Tunisiens, les Algériens et les Marocains.
Ce changement consiste essentiellement en ce que les autorités suisses ne pourront plus suspendre temporairement l'enregistrement des données des voyageurs dans le système EES, même en cas de forte affluence dans les aéroports.
Pas de nouveau visa ni de formalités supplémentaires avant le départ
Ce changement n’implique pas l’instauration d’un nouveau visa ni la demande d’une autorisation supplémentaire pour les voyageurs maghrébins. De plus, le système EES lui-même n’est pas nouveau, puisqu’il est pleinement opérationnel depuis le 10 avril 2026 dans les pays européens concernés.
Le système repose sur l’enregistrement numérique des entrées et des sorties, au lieu du simple tamponnage du passeport, et comprend les données du titre de voyage, la date et le lieu de passage, ainsi qu’une photo du visage et des données biométriques.
Quant aux voyageurs ayant déjà fourni leurs empreintes digitales lors d’une demande de visa Schengen via le système VIS, ces empreintes ne sont pas réenregistrées dans l’EES, mais les autres données d’entrée et de sortie continuent d’être enregistrées.
La durée maximale des séjours de courte durée reste inchangée, à savoir 90 jours sur une période de 180 jours, tandis que le nouveau système permet aux autorités de contrôler la durée du séjour de manière numérique et plus précise.
La suppression de la possibilité de suspendre temporairement l’enregistrement biométrique pourrait entraîner une augmentation des temps d’attente dans certains aéroports suisses pendant les périodes de forte affluence, mais les conditions d’obtention d’un visa Schengen restent inchangées.
Il ne faut pas non plus confondre l'EES et le système ETIAS, car ce dernier est principalement destiné aux voyageurs en provenance de pays exemptés de visa et ne s'applique donc pas de la même manière aux Tunisiens, aux Algériens et aux Marocains qui ont besoin d'un visa Schengen pour un séjour de courte durée.
