La région de Djerba, dans le gouvernorat de Medenine, a enregistré, le mercredi 1er juillet 2026, deux séismes d’intensité variable, dont le premier a été ressenti par les habitants dans l’après-midi.
La première secousse, d’une magnitude de 4,2 sur l’échelle de Richter, s’est produite à 14 h 41, avant d’être suivie d’une réplique plus faible, d’une magnitude de 2,6, à 22 h 38.
Amer Bahba, chercheur spécialisé en climatologie et en risques naturels, a précisé que cette première secousse était relativement importante à l’échelle tunisienne, où les séismes enregistrés dépassent rarement cinq degrés.
Il a ajouté qu’une secousse d’une magnitude de 4,2 est classée au niveau international parmi les séismes faibles à modérés et ne représente pas en soi un danger important pour la population.
Il a indiqué que la deuxième secousse était une réplique normale faisant suite au premier séisme, soulignant qu’elle ne présentait rien d’inhabituel.
Selon l’expert, il s’agit de la septième secousse enregistrée dans la région de Djerba au cours des dernières décennies, la plupart des secousses précédentes ayant été de faible intensité.
La Tunisie enregistre chaque année entre 20 et 40 séismes, dont la magnitude varie généralement entre 2 et 4 sur l’échelle de Richter ; il s’agit de phénomènes naturels qui, dans la plupart des cas, ne constituent pas une menace pour la sécurité publique.
L’Institut national de météorologie a confirmé avoir enregistré ces deux séismes, précisant que l’épicentre du premier avait été localisé dans la région de Djerba, à 33,42 degrés de latitude nord et 10,59 degrés de longitude est.
Les experts ont souligné que les faibles répliques sismiques constituent un phénomène courant après le séisme principal et qu’il n’existe actuellement aucun signe indiquant un risque sismique exceptionnel dans la région.
