Une source iranienne de haut rang a confirmé que les pourparlers visant à relancer l'accord provisoire entre Téhéran et Washington n'avaient abouti à aucun progrès, alors que les divergences persistent quant à la mise en œuvre des engagements pris en juin dernier.
Cet accord prévoyait un cessez-le-feu immédiat et permanent des opérations militaires, mais il s'est rapidement effondré après que le président américain Donald Trump a annoncé, le 7 juillet, qu'il était caduc, avant que le ministère iranien des Affaires étrangères n'en annonce la suspension une semaine plus tard.
Différend sur le détroit d’Ormuz et les sanctions
Washington accuse l’Iran de ne pas respecter son engagement de rouvrir le détroit d’Ormuz, tandis que Téhéran affirme que les États-Unis n’ont pas tenu leurs engagements, notamment la levée du blocus sur les ports iraniens et le déblocage des avoirs gelés.
La source iranienne a indiqué que les médiateurs discutaient actuellement de la possibilité d’un retour des États-Unis à l’accord provisoire et de la définition d’un calendrier pour la mise en œuvre des engagements, mais elle a souligné qu’« aucun progrès n’avait été réalisé » sur ce dossier.
Dans le même temps, le détroit d’Ormuz reste fermé, tandis que l’autorité iranienne chargée de la gestion de ce passage maritime affirme que sa réouverture est subordonnée à l’acceptation des conditions posées par Téhéran.
Téhéran dément les rumeurs concernant une prolongation de l’accord
L’accord provisoire avait fixé un délai de 60 jours pour parvenir à un accord définitif sur le programme nucléaire iranien et lever les sanctions américaines, avec la possibilité de prolonger ce délai avec l’accord des deux parties.
Toutefois, la source iranienne a démenti les informations faisant état d’un accord sur la prolongation de ce délai, affirmant que Téhéran ne considérait pas que ce délai ait jamais commencé, en raison de ce qu’elle a qualifié de violation de l’accord par Washington 48 heures après sa conclusion.
Ces développements interviennent alors que les tensions persistent dans le Golfe et que de nouvelles attaques contre le trafic maritime ont eu lieu, ce qui a relancé les pressions sur les marchés de l'énergie et maintenu les cours du pétrole à des niveaux élevés.
