Les autorités sanitaires tunisiennes ont confirmé qu’aucun cas suspect ni aucun cas confirmé d’infection par les virus Ebola et Hanta n’avait été enregistré dans le pays depuis la mise en place des mesures de surveillance sanitaire renforcées aux frontières au mois de mai 2026.
Le directeur général du Centre national de pharmacovigilance, Riadh Daghfous, a déclaré que la situation sanitaire en Tunisie était rassurante, soulignant que la propagation des deux virus restait limitée à l’échelle mondiale et confinée à certaines zones géographiques.
Il a précisé que les autorités tunisiennes avaient mis en place un protocole préventif exceptionnel dans les aéroports, les ports et les postes-frontières terrestres, dans le but de détecter tout cas potentiel avant son entrée sur le territoire national.
Ce protocole repose sur une évaluation au cas par cas de la situation de chaque voyageur, en fonction de son pays d’origine et du niveau de propagation des maladies épidémiques dans la région concernée.
Ces mesures comprennent la vérification de l’état de santé des voyageurs et la prise de température, ainsi que la possibilité de réaliser des analyses de laboratoire en cas de suspicion de symptômes ou de facteurs de risque.
Les autorités ont également désigné deux centres de référence pour la réalisation des analyses, à savoir l’Institut Pasteur de Tunis et l’hôpital militaire de la capitale.
Des zones d’isolement ont été aménagées en prévision de l’apparition de cas suspects, et des équipes spécialisées ont été mises en place pour transporter les voyageurs concernés depuis les points de passage vers les centres de santé désignés.
M. Daghfous a souligné que ces mesures s’inscrivent dans le cadre d’une politique préventive visant à empêcher l’introduction de nouvelles maladies infectieuses et à réagir rapidement à toute évolution épidémiologique potentielle.
La Tunisie avait décidé, dès le 22 mai 2026, de renforcer les contrôles sanitaires aux différents points de passage, tout en appliquant rigoureusement les protocoles de prévention.
Bien qu’aucun cas n’ait été signalé, les autorités sanitaires continuent de suivre l’évolution de la situation épidémiologique internationale, tout en soulignant la nécessité de s’appuyer sur les données officielles et d’éviter la diffusion d’informations non fiables.
