Ce jeudi 15 octobre 2026, la Tunisie commémore le 63e anniversaire du départ du dernier soldat français de son territoire, et de sa libération de l’emprise de l’une des armées coloniales les plus impitoyables du monde à l’époque, après un long parcours de lutte et des batailles nationales dont le peuple tunisien se souvient encore aujourd’hui.
La bataille de Bizerte est considérée comme l’un des moments phares du parcours vers la libération et le retrait, et un tournant décisif dans la guerre menée par la Tunisie avec ses militaires, ses volontaires civils et l’ensemble de ses forces de sécurité, parmi lesquels on compte des milliers de morts et de blessés, sans compter les pertes matérielles.
La bataille de l’évacuation a constitué un tournant décisif dans l’histoire de la Tunisie et de tous les peuples colonisés, tant par la détermination, la ténacité et le courage dont a fait preuve le peuple tunisien que par la cruauté dont a fait preuve l’appareil militaire colonial.
De Saqiya Sidi Youssef à la base de Bizerte
La bataille de l’Évacuation a véritablement débuté en février 1958, à la suite de l’attaque française contre Saqia Sidi Youssef, à la frontière tuniso-algérienne, qui visait plusieurs institutions locales et a fait des dizaines de martyrs algériens et tunisiens.
Le 17 juillet de la même année, le gouvernement tunisien décida d’évacuer les vestiges des armées françaises de la base de Bizerte par la voie diplomatique, mais la situation se tendit à nouveau en juillet 1961.
Le 23 juillet, un cessez-le-feu fut proclamé afin de permettre la tenue de négociations, qui aboutirent à l’annonce par la France du retrait de ses forces de la ville de Bizerte et de l’évacuation de sa base navale.
La fin de la période coloniale
Le 15 octobre 1963, l’amiral français Vivier quitta le port de Bizerte, marquant ainsi la fin de la période coloniale française en Tunisie.
