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La balance commerciale tunisienne a enregistré un net recul au cours du premier semestre de l’année 2026, le déficit s’étant creusé pour atteindre 12,569 milliards de dinars, contre 9,900 milliards de dinars au cours de la même période en 2025. Cette détérioration s’explique par une croissance des importations plus rapide que celle des exportations, selon les données de l’Institut national de la statistique.
La valeur des exportations tunisiennes au cours des six premiers mois de l’année s’est élevée à 34,645 milliards de dinars, soit une hausse de 9 %, tandis que les importations ont augmenté de 13,3 % pour atteindre 47,214 milliards de dinars. En conséquence, le taux de couverture des importations par les exportations a reculé à 73,4 %, contre 76,2 % l’année précédente.
L’énergie pèse sur la balance commerciale
Le secteur de l’énergie est resté le principal facteur à l’origine de l’aggravation du déficit, dont le solde négatif s’est élevé à 6,779 milliards de dinars, contre 5,214 milliards de dinars au cours du premier semestre 2025. Sans tenir compte du secteur de l’énergie, le déficit aurait reculé à 5,790 milliards de dinars.
Les matières premières et les produits semi-finis ont quant à eux enregistré un déficit de 3,266 milliards de dinars, suivis par les équipements de transformation avec un déficit de 2,228 milliards de dinars, puis par les biens de consommation avec environ 1,267 milliard de dinars. En revanche, les produits alimentaires ont enregistré un excédent de 971,8 millions de dinars.
L’huile d’olive soutient les exportations
Les exportations des industries mécaniques et électriques ont augmenté de 9,1 %, tandis que les exportations du secteur de l’agriculture et de l’agroalimentaire ont bondi de 25,2 %, portées notamment par la hausse des ventes d’huile d’olive, qui ont atteint 3,383 milliards de dinars. De même, les exportations du secteur de l’énergie ont progressé de 49,1 % grâce à la hausse des ventes de produits raffinés.
En revanche, les exportations de phosphate et de ses dérivés ont reculé de 19 %, tandis que celles de textiles, de vêtements et de cuir ont diminué de 3,5 %. Quant aux importations, elles ont augmenté dans toutes les catégories, notamment celles de l’énergie (+33,5 %) et des denrées alimentaires (+27,1 %).
L’Union européenne reste le premier partenaire
L’Union européenne a absorbé 70,4 % des exportations tunisiennes, tandis qu’elle représentait 44,9 % du total des importations. Les exportations vers la France et l’Italie ont augmenté, et une forte hausse a été enregistrée vers l’Égypte et l’Arabie saoudite, tandis que les ventes vers le Maroc, l’Algérie et la Libye ont reculé.
L’aggravation du déficit confirme que la réduction de la facture énergétique et le renforcement des capacités d’exportation resteront parmi les principaux défis auxquels sera confrontée l’économie tunisienne au cours de la période à venir.
