Les quantités de céréales récoltées dans le gouvernorat de Beja depuis le début de la saison des récoltes s’élèvent à environ 1,8 million de quintaux, sur un total de 8,4 millions de quintaux récoltés à ce jour à l’échelle nationale.
Ce volume a permis au gouvernorat de Beja de se hisser à la première place au niveau national en matière de collecte de céréales, comme l’a confirmé la présidente-directrice générale de l’Office des céréales, Salwa Ben Hadid Zouari.
Ces déclarations ont été faites en marge d’une visite qu’elle a effectuée dans la région afin de suivre l’avancement des opérations de récolte et les conditions d’accueil des produits dans les centres de collecte.
Elle a souligné le rôle stratégique que joue le gouvernorat de Beja dans la production céréalière, les superficies cultivées dans la région s’élevant à environ 155 000 hectares, soit 15 % de la superficie nationale consacrée à cette culture.
La région compte 16 entreprises actives dans le secteur de la collecte, dont deux coopératives, ainsi que 12 centres de tri et 45 points de collecte.
La capacité totale de stockage des céréales dans la région est estimée à environ 2,2 millions de quintaux, ce qui témoigne de l’importance des infrastructures mises en place pour faire face à la saison des récoltes.
La présidente-directrice générale de l’Office des céréales a affirmé que les pluies enregistrées récemment n’avaient eu aucune incidence sur les critères de classification des céréales ni sur la qualité de la récolte.
Elle a ajouté que les opérations de réception et de collecte des céréales se poursuivaient dans de bonnes conditions, précisant que les centres de collecte avaient commencé à verser les sommes dues aux agriculteurs.
Pour sa part, le président de la Fédération régionale de l’agriculture de Beja, Chokri Al-Djibi, a précisé que le taux de récolte dans le gouvernorat s’élevait à environ 75 %.
Il a indiqué que le niveau de production était resté inférieur aux prévisions, en raison des conditions météorologiques enregistrées au cours du mois d’avril, ainsi que de la pénurie de certains intrants agricoles.
Il a appelé à faire preuve d’une plus grande souplesse dans le classement des céréales, afin de tenir compte des conditions qui ont marqué la campagne agricole et de préserver les intérêts des producteurs.
