L’Organisation mondiale de la santé a confirmé la persistance de l’épidémie de virus Ebola en République démocratique du Congo, précisant que l’épidémie se trouvait toujours en phase de propagation.
L’organisation a précisé que les déplacements de la population d’une région à l’autre avaient contribué à la propagation de l’infection, ce qui a rendu plus difficiles les efforts visant à endiguer la maladie.
Anne Ancia, représentante de l’Organisation mondiale de la Santé en République démocratique du Congo, a déclaré que « l’épidémie en est toujours à sa phase de propagation ».
Elle a souligné qu’un certain nombre de défis majeurs subsistaient, notamment le fait que certains centres de traitement de l’Ebola étaient sur le point d’atteindre leur capacité d’accueil maximale.
Le taux d’occupation de ces centres s’élève à environ 90 %, ce qui témoigne de la pression croissante qui pèse sur le système de santé dans les régions touchées.
Elle a également souligné un autre défi : certains travailleurs des mines de Mongeboualoa, lorsqu’ils contractent le virus, ne cherchent pas à se faire soigner dans la ville, mais se rendent dans d’autres régions, ce qui contribue à la propagation de la maladie.
Les déplacements de la population, conjugués à l’insécurité persistante et à la fragilité du système de santé, compliquent encore davantage les efforts visant à endiguer la propagation de l’épidémie.
La République démocratique du Congo a enregistré 1 561 cas d’Ebola, dont 506 décès.
Il s’agit du bilan le plus lourd jamais enregistré pour la souche rare « Bundibugyo » du virus Ebola.
L’Organisation mondiale de la santé avait annoncé, le 3 juillet, le lancement d’un essai clinique portant sur deux traitements destinés à lutter contre le virus.
Les autorités sanitaires, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé, continuent de suivre l’évolution de la situation épidémiologique et s’efforcent de limiter la propagation de l’infection dans les zones touchées.
