L’organisation Greenpeace Moyen-Orient et Afrique du Nord a salué l’initiative législative présentée par plusieurs députés tunisiens visant à interdire les sacs en plastique à usage unique, estimant qu’il s’agit d’une mesure importante pour protéger la santé publique, les côtes, la vie marine et les communautés locales contre la pollution plastique.
L’organisation a précisé que cette proposition intervenait à un moment crucial, parallèlement aux négociations internationales relatives au traité mondial sur les plastiques.
Farah Al-Hattab, responsable de la campagne sur le plastique chez Greenpeace Moyen-Orient et Afrique du Nord, a déclaré :
« La Tunisie a l’occasion de faire preuve de leadership en s’attaquant à la pollution plastique à la source, afin de protéger véritablement sa population, ses côtes, les eaux de la Méditerranée et les communautés locales. »
Mme Al-Hattab a appelé à ne pas se contenter de remplacer les sacs en plastique par d’autres alternatives, mais à s’orienter vers une transition plus large et plus rapide pour s’affranchir des matières plastiques à usage unique. Elle a également souligné l’importance d’adopter le principe de la responsabilité élargie du producteur, afin de garantir que les entreprises soient tenues responsables de la pollution causée par leurs produits et de les encourager à améliorer leurs méthodes de production, d’emballage et de distribution.
Greenpeace a mis en garde contre le fait de considérer les produits classés comme biodégradables comme une solution infaillible, appelant le gouvernement tunisien à soutenir un traité international fort et juridiquement contraignant visant à limiter la production de plastique, interdise les articles à usage unique, encourage les systèmes de réutilisation et assure un financement équitable pour la transition vers un avenir moins dépendant du plastique.
