Les cours du pétrole ont poursuivi leur hausse lors des premières transactions de ce mercredi 2 septembre, portés par la résurgence des craintes concernant l'approvisionnement énergétique après un nouvel échange de frappes entre les États-Unis et l'Iran dans la nuit.
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 0,8 % à 95,40 dollars le baril, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) américain a gagné 0,5 % à 90,66 dollars.
Ces deux types de brut avaient bondi de plus de quatre dollars lors de la séance de mardi, enregistrant ainsi les plus fortes hausses journalières pour le Brent depuis le 24 juillet et pour le WTI depuis le 23 juillet.
Le détroit d’Ormuz revient sur le devant de la scène
Les États-Unis ont annoncé avoir mené une série de frappes aériennes contre des cibles en Iran, tandis que Téhéran a riposté à ces attaques, dans une escalade considérée comme l’une des plus graves entre les deux parties ces dernières semaines.
Le Corps des gardiens de la révolution islamique a déclaré que les frappes américaines entraîneraient davantage de restrictions à la navigation dans le détroit d’Ormuz, qui constitue l’une des principales voies d’acheminement du pétrole au monde.
Avant le déclenchement du conflit, environ un cinquième du pétrole consommé dans le monde transitait par le détroit, tandis que le trafic commercial y est devenu très limité depuis l’escalade de la confrontation.
Selon les analystes, les derniers événements ont remis au premier plan les risques de pénurie d’approvisionnement, d’autant plus que le maintien du flux de pétrole via le détroit d’Ormuz avait été l’un des facteurs qui avaient apaisé les craintes lors de la précédente période de statu quo entre Washington et Téhéran.
Avec la reprise de l’escalade, le trafic de transit dans le détroit est devenu plus vulnérable, ce qui soutient les cours du pétrole et accroît l’incertitude sur les marchés mondiaux.
