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Les cours du pétrole ont poursuivi leur baisse ce jeudi, les marchés anticipant désormais une avancée diplomatique susceptible de conduire à la réouverture du détroit d'Ormuz et à une atténuation des perturbations d'approvisionnement liées au conflit au Moyen-Orient.
Les contrats à terme sur le Brent ont chuté de plus d’un dollar, à 86,77 dollars le baril, soit une baisse de 1,2 %, poursuivant ainsi leur recul pour la quatrième séance consécutive. Le brut West Texas Intermediate (WTI) a également reculé de 1,4 % à 81,10 dollars le baril, enregistrant ainsi une cinquième séance consécutive de baisse.
Nouvelles négociations concernant le détroit d’Ormuz
La pression sur les prix fait suite à des informations faisant état de progrès dans les négociations concernant le détroit, une source iranienne de haut rang ayant déclaré que l’Iran et Oman s’employaient à finaliser les détails d’un accord sur ce passage stratégique.
Le Corps des Gardiens de la Révolution islamique iranien avait annoncé que les deux parties étaient parvenues à un accord sur le partage de ce passage maritime, qui constitue une artère vitale pour les exportations de pétrole et de gaz des pays du Golfe vers les marchés mondiaux.
Avant le déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l’Iran le 28 février, des cargaisons représentant environ un cinquième de la consommation mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié transitaient par le détroit.
Mais les flux énergétiques transitant par le détroit d’Ormuz ont chuté à environ un quart de leurs niveaux antérieurs depuis que le passage est pratiquement fermé en raison de la guerre.
Le Qatar s'active pour relancer la voie diplomatique
Le Premier ministre du Qatar doit se rendre en Iran ce jeudi afin de tenter de relancer les pourparlers diplomatiques visant à mettre fin au conflit qui dure depuis près de six mois.
De même, la suspension des attaques américaines contre l’Iran depuis près d’un mois a renforcé les anticipations des investisseurs selon lesquelles les perturbations de l’approvisionnement dans le Golfe pourraient commencer à s’atténuer.
Daniel Hynes, stratège en chef des matières premières chez ANZ, a déclaré que l’amélioration des perspectives de réouverture du détroit d’Ormuz avait pesé sur les cours du brut, mais il a souligné que les craintes concernant une pénurie d’approvisionnement n’avaient pas encore disparu.
Le différend nucléaire tempère l’optimisme
Malgré les initiatives diplomatiques, les positions de Washington et de Téhéran restent éloignées quant aux conditions de fin du conflit, notamment en ce qui concerne le programme nucléaire iranien.
Téhéran affirme que le détroit ne sera pas entièrement rouvert tant que les États-Unis ne se seront pas engagés à respecter les conditions prévues par l’accord de cessez-le-feu provisoire conclu en juin, avant qu’il ne soit rompu par la suite.
Selon les analystes, l’Iran continue de considérer le détroit d’Ormuz comme un levier stratégique important, ce qui signifie que les risques liés à la persistance de l’incertitude sur le marché pétrolier resteront élevés jusqu’à ce que des progrès politiques concrets soient réalisés.
