Table of Contents
Les équipes de secours au Népal et au Tibet poursuivent leurs recherches pour retrouver environ 1 500 personnes toujours portées disparues à la suite des inondations soudaines et dévastatrices qui ont frappé la région de l'Himalaya, tandis que le bilan s'élève désormais à plus de 160 morts.
La catastrophe a frappé des villages et des vallées situés près de la frontière entre le Népal et le Tibet, après qu’une énorme masse de boue et de roches s’est effondrée dans une rivière, provoquant des torrents dévastateurs qui ont détruit des maisons, des routes et des installations énergétiques, et recouvert de vastes zones d’épaisses couches de boue.
Des centaines de touristes figurent parmi les disparus
Parmi les personnes portées disparues figurent des centaines d’étrangers, dont des touristes et des pèlerins originaires de plus de vingt pays, notamment l’Inde, les États-Unis, l’Australie, la Grande-Bretagne et le Canada.
Un grand nombre d'entre eux se rendaient dans la région du mont Kailash et du lac Manasarovar au Tibet, une destination religieuse importante pour les adeptes de plusieurs religions asiatiques.
Rien qu’au Népal, les données fournies par les responsables du tourisme font état de 579 touristes portés disparus, dont plus de 400 étrangers.
Plus de 5 000 personnes participent aux opérations de sauvetage
Les autorités ont mobilisé plus de 5 000 personnes pour participer aux opérations de recherche et de sauvetage ; des hélicoptères sont également utilisés pour transporter les équipes d’urgence et larguer de la nourriture et de l’aide humanitaire dans les zones coupées du monde.
Les équipes de secours ont réussi à extraire plusieurs survivants, mais l’ampleur des dégâts, les coupures d’électricité et l’inaccessibilité des routes rendent l’accès à certaines zones sinistrées extrêmement difficile.
Les craintes s'intensifient également concernant un lac formé derrière un barrage naturel dans la région de Jirong, dont l'effondrement pourrait provoquer une nouvelle vague d'eau menaçant les zones situées en aval.
Un glissement de glace serait à l'origine de la catastrophe
Des analyses préliminaires et des images satellites indiquent qu’un effondrement d’une partie d’un glacier de l’Himalaya pourrait être à l’origine de la catastrophe, après que d’énormes quantités de glace et de roches se sont déversées depuis de grandes hauteurs dans la vallée.
La cause exacte fait toujours l’objet d’une enquête, tandis que les experts examinent la possibilité que l’activité sismique, la hausse des températures et l’accélération de la fonte des neiges aient contribué à ce glissement.
Les autorités népalaises et chinoises poursuivent les opérations de recherche, parallèlement à l’arrivée de l’aide internationale, alors que l’on s’attend à ce que le bilan s’alourdisse à mesure que l’accès aux zones sinistrées s’améliore.
