Table of Contents
Saudi Aramco a vendu au moins quatre millions de barils de pétrole brut à deux raffineries chinoises, les cargaisons devant être chargées en dehors du détroit d'Ormuz, une initiative qui reflète les efforts de Riyad pour garantir des voies d'exportation plus souples pour son pétrole.
Selon des sources commerciales, PetroChina et Sinochem ont chacune acheté environ deux millions de barils de brut saoudien, moyennant des primes dont le montant n’a pas été divulgué.
Chargement au large de Fujairah
En début de semaine, Aramco avait proposé des cargaisons de brut « Arab Medium » et « Arab Heavy », devant être transbordées d’un navire à un autre au large des côtes de Fujairah, aux Émirats arabes unis.
Ces offres ont été formulées à l’issue de négociations privées avec plusieurs raffineries asiatiques, dans le cadre de la recherche de solutions visant à réduire la dépendance vis-à-vis du passage direct par le détroit d’Ormuz.
Une voie alternative face aux perturbations de la navigation
Ces transactions constituent le dernier signe en date des efforts déployés par les producteurs de pétrole pour trouver des mécanismes alternatifs garantissant la continuité des approvisionnements, dans un contexte de perturbations prolongées affectant la circulation maritime dans le détroit d’Ormuz.
Ce détroit est l’une des voies maritimes les plus importantes au monde pour le transport de l’énergie ; par conséquent, toute perturbation de la circulation des pétroliers dans cette zone se répercute rapidement sur les marchés pétroliers ainsi que sur les coûts de transport et d’assurance.
Aramco reprend les chargements depuis l’intérieur du détroit
Parallèlement, Aramco a repris la semaine dernière le chargement de pétrole depuis les ports situés à l’intérieur du détroit d’Ormuz, tandis que plusieurs pétroliers attendent toujours leur tour pour être chargés.
Cette double stratégie reflète la volonté de l’entreprise de préserver la flexibilité de ses exportations et de répondre à la demande des acheteurs, notamment en Asie, qui constitue un marché clé pour le brut saoudien.
En règle générale, les entreprises concernées s’abstiennent de commenter les détails de leurs transactions commerciales.
