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La stratégie nationale multisectorielle pour la sécurité routière en Tunisie, qui couvre la période 2025-2034, vise à réduire le nombre de décès et de blessés graves sur les routes de 10 % d’ici 2027, de 25 % en 2030 et de 50 % en 2034.
Cette démarche s’inscrit dans le cadre d’un programme de sécurité mentionné dans le projet de bilan économique pour l’année 2027, qui repose sur la modernisation des équipements des forces de sécurité et de la protection civile ainsi que sur le renforcement de leurs capacités opérationnelles, logistiques et numériques.
Cinq axes et un système automatisé de détection des infractions
Le plan d’action qui accompagne la stratégie s’articule autour de cinq axes : l’amélioration des infrastructures, la sécurité des usagers de la route, les transports urbains multimodaux, les transports intelligents et la sécurité des véhicules, ainsi que le renforcement des services d’ambulance et de secours.
Pour atteindre ces objectifs, le programme prévoit la mise en place d’un système automatisé de surveillance des infractions routières à l’aide de caméras et de radars intelligents, ainsi que la révision des sanctions liées au contrôle technique des véhicules, le renforcement des règles relatives aux pièces détachées non conformes et l’élaboration d’un nouveau cahier des charges pour les motos.
Avions de lutte contre les incendies et hélicoptères de sauvetage pour la protection civile
De son côté, la protection civile devrait se doter de nouveaux moyens d’intervention, notamment par la création d’équipes et de centres supplémentaires, la modernisation des équipements et la mise en place d’un système de gestion des alertes et des opérations. Le programme prévoit également l’acquisition d’avions spécialisés dans la lutte contre les incendies et d’hélicoptères de sauvetage, ainsi que des travaux concernant les installations des unités de la protection civile et de l’École nationale de la protection civile.
Renforcement des capacités et extension des infrastructures de sécurité
Le programme prévoit la poursuite de la modernisation des unités de sécurité face à l’évolution de la criminalité, notamment la criminalité économique et informatique, le blanchiment d’argent, la contrebande et l’immigration clandestine, ainsi que la construction, l’aménagement et l’agrandissement des casernes et des centres relevant de la Sécurité nationale et de la Garde nationale. Dans ce cadre, la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme pour la période 2023-2027 se poursuit.
Deux académies et des services administratifs numériques étendus
Dans le domaine de la formation, les travaux de construction de l’Académie de police des sciences de la sécurité à Nefidha, dans le gouvernorat de Sousse, se poursuivront tout au long de l’année 2027, parallèlement à un projet de création d’une académie de la garde côtière.
Une autre partie du programme concerne l’extension des services administratifs en ligne, avec de nouveaux services comprenant notamment la prise de rendez-vous, la demande ou le renouvellement de la carte d’identité nationale et du passeport, ainsi que le certificat de résidence et la carte n° 3.
Une étude est également en cours en vue de transformer l’hôpital des forces de sécurité intérieure en un établissement public à caractère administratif ayant le statut d’hôpital universitaire, cette transition devant s’effectuer progressivement, avec la possibilité de le classer ultérieurement comme établissement public de santé.
