Les employés et les cadres de la société « Phosphates de Gafsa » ont décidé de se mettre en grève générale les 1er, 2 et 3 septembre 2026, sur tous les sites de l'entreprise, si leurs revendications professionnelles, financières et sociales ne sont pas satisfaites.
Cette décision a été annoncée dans un avis de grève publié le 17 août par la section des administrations et des établissements publics de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT), après l'échec des tentatives visant à organiser une réunion de travail avec la direction générale et l'autorité de contrôle.
Des revendications concernant la situation de l’entreprise et les droits des salariés
Les principales revendications portent sur la clarification de la situation financière de la société Phosphates de Gafsa et la garantie de sa pérennité, ainsi que sur l’application immédiate des procès-verbaux des réunions et des accords conclus précédemment.
Les salariés réclament également la mise en œuvre des augmentations salariales et le versement des indemnités qui y sont liées, la reprise de l'octroi d'avances exceptionnelles, ainsi que la révision d'un certain nombre de procédures professionnelles et financières au sein de l'entreprise.
Leurs revendications comprennent également la suspension du système « Ajir », l’application de l’article 24 des statuts de la société, la suspension du recouvrement des créances pendant six mois, ainsi que la révision de certaines primes et l’intégration des augmentations salariales des années 2015, 2016 et 2017 dans le salaire de base des agents.
La grève concerne tous les sites de travail
Les instances syndicales ont confirmé que la grève concernerait l’ensemble des sites d’activité de la Société des phosphates de Gafsa si aucun accord n’était trouvé avant début septembre.
Lors de sa réunion du 30 juin 2026, le Conseil sectoriel des mines avait réitéré sa demande d’organiser une réunion de travail avec les parties concernées, mais les syndicats affirment que cette demande n’a pas encore reçu la réponse escomptée.
Par ailleurs, l’Union générale des mines avait déjà appelé l’autorité de tutelle à engager un dialogue sérieux et responsable débouchant sur des accords clairs, estimant que le règlement des dossiers en suspens était indispensable pour préserver la stabilité de l’entreprise et la continuité de la production.
L'annonce d'une grève de trois jours exerce une pression supplémentaire sur les parties concernées pour qu'elles parviennent à un accord avant la date de son entrée en vigueur, compte tenu notamment de l'importance économique que revêt le secteur du phosphate pour la Tunisie.
