Les Nations Unies ont averti que l’épidémie de virus Ebola en Afrique pourrait entraîner des pertes économiques s’élevant à 3,6 milliards de dollars, ainsi que la suppression de centaines de milliers d’emplois, si la propagation de la maladie venait à s’étendre sur le continent.
Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a déclaré que l’épidémie de la souche « Bundibugyo » du virus Ebola, pour laquelle il n’existe à ce jour ni vaccin ni traitement en laboratoire, a contaminé 1 307 personnes et causé la mort de 377 autres en République démocratique du Congo depuis l’annonce de l’épidémie le 15 mai 2026.
Un nombre moins élevé de cas a également été recensé en Ouganda, alors que des mises en garde ont été lancées quant au risque de propagation de la maladie vers les pays voisins, notamment le Soudan du Sud.
Le représentant du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) au Congo, Damien Mama, a souligné que la mise à disposition des ressources nécessaires et le renforcement de la réponse sanitaire pouvaient contribuer à endiguer l’épidémie et à éviter de nouvelles pertes.
Il a averti que l’absence de mesures adéquates risquait de transformer la crise sanitaire en une crise de développement plus grave et plus durable, dont les répercussions ne se limiteraient pas à la région, mais pourraient s’étendre à l’ensemble du continent africain.
Le programme des Nations unies a défini trois scénarios possibles concernant l’évolution de l’épidémie.
Dans le meilleur des cas, si l’épidémie reste confinée à la République démocratique du Congo et à l’Ouganda, l’économie congolaise pourrait subir des pertes pouvant atteindre un milliard de dollars de produit intérieur brut.
Dans le pire des cas, la maladie pourrait se propager à d’autres pays, notamment le Rwanda et l’Angola, parallèlement à la hausse des prix du carburant liée à la crise iranienne.
Dans ce cas, le produit intérieur brut du continent pourrait baisser d’environ 3,6 milliards de dollars, entraînant la perte d’environ 328 000 emplois.
Les Nations Unies ont souligné que la rapidité avec laquelle les financements sont mis à disposition et les capacités de réponse sanitaire renforcées reste un facteur déterminant pour limiter la propagation de la pandémie et éviter des répercussions économiques et sociales plus importantes.
