Table of Contents
Le président américain Donald Trump a déclaré que la guerre avec l’Iran pourrait prendre fin immédiatement après les élections de mi-mandat prévues en novembre, accusant Téhéran de tenter d’influencer le déroulement du scrutin, alors que les affrontements militaires s’intensifient et que les pressions sur le trafic maritime et l’énergie dans la région s’accentuent.
Lors d'un discours prononcé lors d'une conférence du Parti républicain, Trump a mis en garde l'Iran contre la poursuite de ses activités sur le site de « Pikax Mountain », une installation fortifiée située près du complexe d'enrichissement d'uranium de Natanz.
« Nous avons constaté une certaine activité à Pikax », a déclaré Trump. « Je conseille à l’Iran de ne pas tenter de jouer au plus fin, car nous serons contraints de frapper très fort. »
Un site fortifié près de Natanz
Situé à environ 220 kilomètres au sud de Téhéran et à environ deux kilomètres du site de Natanz, « Pikax Mountain » abrite deux complexes de tunnels enfouis à grande profondeur.
Trump avait déjà laissé entendre la possibilité de cibler ce site depuis la mi-juillet, dans le cadre de ses efforts visant à affaiblir les capacités nucléaires iraniennes. Les installations souterraines elles-mêmes n’ont pas été touchées lors des récents affrontements, selon l’Institut des sciences et de la sécurité internationale.
L’Iran affirme que son programme d’enrichissement d’uranium est destiné à des fins pacifiques, tandis que Washington considère la réduction de ses capacités nucléaires comme l’un des objectifs des opérations militaires en cours.
Trump : la guerre pourrait prendre fin après les élections
Le président américain a prédit que la guerre prendrait fin après les élections de mi-mandat, affirmant que l’Iran n’était plus en mesure de poursuivre les combats plus longtemps, et l’a accusé de tenter d’influencer les élections qui détermineront si les républicains conserveront le contrôle du Congrès.
Mais les estimations au sein de l’administration américaine semblent plus prudentes : selon certaines informations, des conseillers de haut rang de la Maison Blanche auraient averti Trump que le conflit pourrait se poursuivre jusqu’à la fin de son mandat présidentiel, en janvier 2029. Reuters n’a pas pu vérifier ces informations de manière indépendante.
Escalade dans le Golfe et la mer Rouge
Cette situation coïncide avec une forte intensification des attaques contre le trafic maritime dans le Golfe. L’Iran a annoncé avoir pris pour cible dix navires près du détroit d’Ormuz, après que les États-Unis eurent coulé cinq pétroliers iraniens lors de la dernière série de frappes réciproques.
Par ailleurs, les Houthis, soutenus par l’Iran, ont pris le contrôle de la ville côtière de Mokha au Yémen, ce qui a accru les craintes concernant la sécurité de la navigation dans le détroit de Bab el-Mandeb, l’un des principaux couloirs maritimes menant à la mer Rouge.
Ces développements prennent une importance supplémentaire alors que l’Arabie saoudite s’appuie de plus en plus sur la route de la mer Rouge pour exporter son pétrole, compte tenu du ralentissement du trafic des pétroliers dans le détroit d’Ormuz depuis le début de la guerre.
Les prix de l’énergie accentuent la pression politique
La guerre et les perturbations sur les voies de transport ont entraîné une hausse des prix du pétrole et du gaz, ce qui est devenu un dossier politique sensible aux États-Unis à l’approche des élections de novembre.
Le prix du pétrole a dépassé la barre des 100 dollars le baril mercredi, alors que l’administration Trump fait face à une pression croissante due à la hausse des coûts de l’énergie et du coût de la vie.
Alors que les attaques réciproques se poursuivent et que le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz diminue, les perspectives d’une fin prochaine de la guerre restent incertaines, malgré les prévisions de Trump selon lesquelles la situation devrait évoluer après les élections américaines.
