Le président américain Donald Trump a déclaré qu’environ 19 millions de barils de pétrole avaient traversé le détroit d’Ormuz lundi, qualifiant ce volume de record sans précédent.
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, M. Trump a ajouté que les cours du pétrole étaient en forte baisse, estimant que le monde était devenu plus sûr à la lumière des derniers événements.
Les déclarations du président américain ont coïncidé avec l’apparition des premiers signes d’une reprise du trafic maritime dans le détroit, à la suite des progrès enregistrés dans les négociations entre les États-Unis et l’Iran.
Les données de suivi des navires ont révélé le passage de deux superpétroliers qui étaient auparavant bloqués, tandis que sept méthaniers vides liés au Qatar ont pénétré dans le détroit au cours des dernières semaines, ce qui laisse entrevoir une éventuelle reprise des livraisons de gaz en provenance de la région du Golfe.
Par ailleurs, des navires liés à l’Iran ont continué à emprunter ce passage maritime, le trafic de transit s’étant amélioré lundi après une période de perturbations et de ralentissement.
Au cours de la période précédente, le trafic maritime avait été perturbé par les tensions et les menaces réciproques, ainsi que par l’annonce par Téhéran d’une nouvelle fermeture du détroit.
Les États-Unis et l’Iran ont clôturé lundi la première série de pourparlers, après s’être mis d’accord sur une feuille de route visant à parvenir à un règlement durable dans un délai de 60 jours.
Cette évolution s’est répercutée sur les marchés de l’énergie, les cours du pétrole ayant poursuivi leur baisse après les fortes pertes enregistrées lors de la séance précédente.
Le prix du Brent s’est établi à environ 77,64 dollars le baril, tandis que celui du West Texas Intermediate s’est établi à environ 73,69 dollars, alors que les investisseurs surveillent de près la pérennité des flux pétroliers via le détroit d’Ormuz.
Malgré cette amélioration, le trafic maritime continue de se heurter à des difficultés, notamment les risques liés aux mines marines, les dégâts subis par certains ports, ainsi que la congestion et l’accumulation de navires.
Le détroit d’Ormuz est considéré comme l’un des principaux couloirs maritimes au monde, puisqu’une grande partie des approvisionnements en pétrole et en gaz naturel liquéfié destinés aux marchés internationaux y transite.
