Le dollar américain a poursuivi sa bonne tenue ce jeudi 25 juin 2026, s’approchant de son plus haut niveau depuis 13 mois, alors que les marchés anticipent de plus en plus une hausse des taux d’intérêt américains au cours de l’année en cours.
Au cours de la semaine, le dollar a franchi la barre des 1,14 dollar pour un euro, avant d’atteindre 1,1325 dollar pour un euro, ce qui représente le niveau le plus élevé de la devise américaine depuis environ 13 mois.
L’euro s’est ensuite stabilisé aux alentours de 1,137 dollar, mais il est resté sous la pression de l’écart croissant entre les prévisions de taux d’intérêt aux États-Unis et dans la zone euro.
L’indice du dollar, qui mesure la performance de la devise américaine par rapport à un panier de six devises majeures, s’est établi à un niveau proche de 101,5 points, après avoir atteint 101,8 points lors de la séance précédente.
Le dollar s’est également rapproché de son plus haut niveau depuis près de quatre décennies face au yen japonais, s’échangeant à environ 161,7 yens, ce qui a ravivé les craintes d’une éventuelle intervention des autorités japonaises pour soutenir leur monnaie.
La hausse du dollar s’explique par l’évolution des anticipations des investisseurs concernant la politique monétaire américaine : alors qu’ils tablaient auparavant sur une baisse des taux d’intérêt, leurs anticipations se sont orientées vers la possibilité d’une hausse, compte tenu de la persistance des pressions inflationnistes et de la vigueur de l’économie américaine.
Ces anticipations se sont renforcées à la suite des déclarations fermes de la Réserve fédérale lors de sa dernière réunion, ainsi que de la hausse des rendements des bons du Trésor américain à court terme.
Certains acteurs du marché estiment que la Réserve fédérale américaine pourrait procéder à une hausse des taux d’intérêt d’ici octobre, avec la possibilité d’une nouvelle mesure avant la fin de l’année si les taux d’inflation restent élevés.
L’élargissement de l’écart entre les rendements des obligations américaines et ceux de leurs homologues européennes a contribué à renforcer l’attrait du dollar auprès des investisseurs.
La vigueur du dollar américain s’est répercutée sur les marchés des matières premières et des actifs numériques : l’or est ainsi passé sous la barre des 4 000 dollars l’once, tandis que le cours du bitcoin est tombé sous les 60 000 dollars pour la première fois depuis 2024.
Les marchés attendent avec impatience la publication des chiffres relatifs aux dépenses de consommation personnelles de base aux États-Unis, l’indicateur privilégié par la Réserve fédérale pour suivre l’inflation.
Un chiffre supérieur aux prévisions renforcerait les anticipations d’une hausse des taux d’intérêt et soutiendrait le dollar, tandis qu’un ralentissement de l’inflation pourrait limiter ses gains et entraîner une réévaluation des prévisions en matière de politique monétaire.
